Au Bhoutan, l'éveil spirituel au milieu des temples
Au détour des somptueuses montagnes bhoutanaises et des traditions bouddhistes, notre journaliste a redécouvert l'espoir.

Ces drapeaux de prières aux tons colorés apparaissent fréquemment dans le paysage du Bhoutan, un pays situé entre la Chine et l'Inde sur les versants de l'Himalaya.
Ces drapeaux de prières aux tons colorés apparaissent fréquemment dans le paysage du Bhoutan, un pays situé entre la Chine et l'Inde sur les versants de l'Himalaya.
J'ai fait une fausse couche tardive il y a trois ans. Je venais tout juste de rentrer d'une mission en Iran et j'étais en train de préparer un thé dans ma cuisine. Les contractions m'ont fait lâcher le sachet de thé. Une flamme venait de s'éteindre. « C'est plutôt courant, » m'avait dit le médecin, pour me conforter, des mots bien incapables de soulager la sensation de vide qui m'envahissait. Je suis retournée travailler.
Quelques mois plus tard, j'étais dépêchée au Bhoutan. Coincé entre les deux géants que sont l'Inde et la Chine, ce pays est le seul au monde à donner la priorité au Bonheur national brut (BNB) sur le Produit intérieur brut (PIB), ce qui peut ne pas surprendre d'un pays où la religion dominante est le Bouddhisme. Le nom donné par les locaux à leur pays est Druk-yul, ou « pays du Dragon-Tonnerre. »
Mon guide, Sonam Pelden, avait le même âge que moi. En visitant Thimphou, la capitale, nous avons rapidement développé une relation fraternelle. Après m'avoir parlé de ses enfants, il m'a demandé si j'en avais moi aussi, à quoi j'ai discrètement répondu « Non ». Sentant mon repli, il a insisté puis m'a écouté lui relater ma troublante histoire. « Monte dans la voiture, » m'a-t-il dit aussitôt. Puis, nous avons roulé jusqu'au monastère Pangri Zampa, un édifice bâti au 16e siècle qui accueille aujourd'hui le Royal College of Astrology, pour savoir si les enfants feraient partie de ma destinée.
Mélange de traditions indiennes et chinoises, l'astrologie tibétaine est profondément ancrée dans la culture bhoutanaise et guide les grandes décisions et les événements majeurs du pays. Le soir, après les informations locales, des conseils sont prodigués sur la période la plus propice aux déménagements ou à la plantation des cultures. Habituellement, Pangri Zampa n'ouvre ses portes aux voyageurs que sur requête spéciale, mais Pelden étant allé à l'école avec le directeur, il a droit à une faveur.

Un groupe de femmes passe devant les drapeaux de prière aux tons colorés de Thimphou, la capitale du Bhoutan.
Un groupe de femmes passe devant les drapeaux de prière aux tons colorés de Thimphou, la capitale du Bhoutan.
À notre arrivée, des chiens dormaient dans la cour en pierre. Nous avons franchi une porte décorée de dragons à la mâchoire féroce et de cerfs dociles peints à la main. Elle était surmontée d'une inscription en Dzongkha, la langue sino-tibétaine officielle du Bhoutan : « Notre sagesse et notre savoir doivent croître comme la lune. » Pelden me présente et je m'assois par terre, les jambes croisées, face à un moine en robe, prête à entendre ses prédictions, entourée par les tentures de soie et l'odeur de l'encens.
Dans un coin de la salle, un vieil ordinateur prenait la poussière. Là, les élèves étudiaient les planètes et les étoiles pendant neuf ans, mais je redoutais en secret que les paroles du moine ne soient que des platitudes. Au bout de deux minutes, il m'a dit : « Votre énergie spirituelle est basse à l'heure actuelle, il y a donc un grand risque de fausse couche. » Il venait de capter mon attention. « Votre fécondité n'est pas très élevée, mais c'est toujours possible si vous le souhaitez. »

Datant du 16e siècle, le monastère Pangri Zampa abrite aujourd'hui le Royal College of Astrology.
Datant du 16e siècle, le monastère Pangri Zampa abrite aujourd'hui le Royal College of Astrology.
Pelden attendra la fin de mon séjour au Bhoutan pour mentionner à nouveau mon deuil. « J'aimerais t'emmener quelque part, » m'a-t-il dit.
Nous avons emprunté un chemin de graviers bordé de drapeaux de prières multicolores soufflés par le vent jusqu'au sommet d'une colline où se trouvait un petit temple carré, Chimi Lhakhang, installé au creux d'une vallée surplombée par le col de Dochula dans l'ouest du Bhoutan. C'est un temple traditionnel bouddhiste associé à la fertilité.
Il est dédié à Drukpa Kunley, un célèbre moine tibétain du 15e siècle très populaire au Bhoutan. Les locaux l'appellent le « fou divin », un surnom qu'il doit à son attitude transgressive dans son rapport à l'alcool et aux femmes ainsi qu'à diverses légendes sexuellement explicites. Il serait en ces lieux sorti victorieux d'une bataille contre un chien démoniaque en le frappant de son « éclair flamboyant de sagesse », référence à son phallus surdimensionné, pour finalement l'enterrer sous une colline aux courbes rappelant les seins d'une femme.

Jadis capitale du royaume de Pagan, Bagan comptait à l'origine 10 000 structures bouddhistes. Aujourd'hui, des sentiers en terre serpentent à travers les plus de 2 000 temples et pagodes restants, de Dhammayangyi, le plus imposant, à Shwezigon, le premier temple plaqué or du Myanmar.
Jadis capitale du royaume de Pagan, Bagan comptait à l'origine 10 000 structures bouddhistes. Aujourd'hui, des sentiers en terre serpentent à travers les plus de 2 000 temples et pagodes restants, de Dhammayangyi, le plus imposant, à Shwezigon, le premier temple plaqué or du Myanmar.

La construction du temple Wat Benchamabophit de Bangkok s'est achevée en 1911, il se compose entièrement de marbre italien de Carrare. Des anges, ou thephanom pour les Thaïlandais décorent ses vitraux arqués. La galerie du temple abrite 52 statues de Bouddha disposées sur des colonnes individuelles, elles représentent la diversité des représentations de Bouddha à travers le temps et l'espace.
La construction du temple Wat Benchamabophit de Bangkok s'est achevée en 1911, il se compose entièrement de marbre italien de Carrare. Des anges, ou thephanom pour les Thaïlandais décorent ses vitraux arqués. La galerie du temple abrite 52 statues de Bouddha disposées sur des colonnes individuelles, elles représentent la diversité des représentations de Bouddha à travers le temps et l'espace.

Adossé à la plus haute chute d'eau du Japon en pleine forêt, Seiganto-ji est un temple bouddhique Tendai, une école rationaliste du Bouddhisme qui croit en une existence en perpétuelle mutation. Seiganto-ji se situe au croisement de deux routes de pèlerinage : le sentier de Saigoku avec ses 33 temples et l'ancien Kumano Kodō, l'une des deux seules routes de pèlerinage inscrites au patrimoine mondial de l'UNESCO.
Adossé à la plus haute chute d'eau du Japon en pleine forêt, Seiganto-ji est un temple bouddhique Tendai, une école rationaliste du Bouddhisme qui croit en une existence en perpétuelle mutation. Seiganto-ji se situe au croisement de deux routes de pèlerinage : le sentier de Saigoku avec ses 33 temples et l'ancien Kumano Kodō, l'une des deux seules routes de pèlerinage inscrites au patrimoine mondial de l'UNESCO.

Fondé en 1997 dans le nord de la Thaïlande, le temple entièrement blanc de Wat Rong Khun a été conçu et financé par le peintre thaïlandais Chalermchai Kositpipat. Sa façade est recouverte d'une mosaïque de miroirs et l'intérieur coloré du temple principal affiche des représentations de Spider Man, de Michael Jackson et d'Hello Kitty. Malgré son style contemporain, les visiteurs sont tenus de porter une tenue correcte et de se comporter avec révérence comme il est traditionnellement de mise dans les temples.
Fondé en 1997 dans le nord de la Thaïlande, le temple entièrement blanc de Wat Rong Khun a été conçu et financé par le peintre thaïlandais Chalermchai Kositpipat. Sa façade est recouverte d'une mosaïque de miroirs et l'intérieur coloré du temple principal affiche des représentations de Spider Man, de Michael Jackson et d'Hello Kitty. Malgré son style contemporain, les visiteurs sont tenus de porter une tenue correcte et de se comporter avec révérence comme il est traditionnellement de mise dans les temples.

Au Bhoutan, Paro Taktsang est un temple à flanc de falaise dans la vallée de Paro dont l'unique accès est un sentier de randonnée escarpé passant devant plusieurs cascades, une série de moulins à prières et un salon de thé tibétain avec vue. Padmasambhava, le guru responsable de l'introduction du Bouddhisme au Bhoutan, aurait médité pendant trois ans dans les grottes de Paro Taktsang après y être arrivé en volant à dos de tigresse magique, d'où le surnom « Nid du tigre » donné au temple.
Au Bhoutan, Paro Taktsang est un temple à flanc de falaise dans la vallée de Paro dont l'unique accès est un sentier de randonnée escarpé passant devant plusieurs cascades, une série de moulins à prières et un salon de thé tibétain avec vue. Padmasambhava, le guru responsable de l'introduction du Bouddhisme au Bhoutan, aurait médité pendant trois ans dans les grottes de Paro Taktsang après y être arrivé en volant à dos de tigresse magique, d'où le surnom « Nid du tigre » donné au temple.

Le roi birman Anawrahta a introduit l'adoration des esprits anciens, les nats, dans les temples et pratiques bouddhistes au 11e siècle. Représentées sous leur forme humaine, 37 statues de nats se dressent à la base des 777 marches qui mènent aux portes de Taung Kalat, un petit temple dramatiquement perché au sommet d'une ancienne cheminée volcanique dans le centre du Myanmar (ex-Birmanie).
Le roi birman Anawrahta a introduit l'adoration des esprits anciens, les nats, dans les temples et pratiques bouddhistes au 11e siècle. Représentées sous leur forme humaine, 37 statues de nats se dressent à la base des 777 marches qui mènent aux portes de Taung Kalat, un petit temple dramatiquement perché au sommet d'une ancienne cheminée volcanique dans le centre du Myanmar (ex-Birmanie).

Site sacré des couronnements et des festivités du Nouvel An au Laos, le nom du temple Vat Xieng Thong pourrait se traduire par « cité d'or » ou « arbre de feu. » Surplombant avec élégance le fleuve Mékong, le mur arrière du Vat Xieng Thong arbore une mosaïque colorée représentant le thong, l'arbre de la vie. Sa somptueuse toiture de style Luang Prabang se termine en remontant légèrement vers le haut pour attraper les mauvais esprits.
Site sacré des couronnements et des festivités du Nouvel An au Laos, le nom du temple Vat Xieng Thong pourrait se traduire par « cité d'or » ou « arbre de feu. » Surplombant avec élégance le fleuve Mékong, le mur arrière du Vat Xieng Thong arbore une mosaïque colorée représentant le thong, l'arbre de la vie. Sa somptueuse toiture de style Luang Prabang se termine en remontant légèrement vers le haut pour attraper les mauvais esprits.

Les vœux des visiteurs inscrits sur du papier rouge pendent aux cônes d'encens accrochés au plafond du temple bouddhiste et taoïste Man Mo de Hong Kong, construit en 1847 et dédié aux dieux de la littérature (Man) et de la guerre (Mo). Outre la possibilité de porter leurs vœux à la connaissance des dieux en les brûlant, les visiteurs peuvent également secouer des bâtons de bambou et se faire prédire leur avenir par les devins du temple.
Les vœux des visiteurs inscrits sur du papier rouge pendent aux cônes d'encens accrochés au plafond du temple bouddhiste et taoïste Man Mo de Hong Kong, construit en 1847 et dédié aux dieux de la littérature (Man) et de la guerre (Mo). Outre la possibilité de porter leurs vœux à la connaissance des dieux en les brûlant, les visiteurs peuvent également secouer des bâtons de bambou et se faire prédire leur avenir par les devins du temple.

Datant du 6e siècle, la pagode Trấn Quốc flotte sur une petite île entourée par les eaux du lac de l'ouest à Hanoï. Les onze étages de cette pagode rouge sont surmontés d'un lotus en pierre à neuf niveaux. Des statues d'or et de bronze décorent les multiples autels du temple et trois femmes Bouddha, appelées « Mères », sont disposées dans la cour avant.
Datant du 6e siècle, la pagode Trấn Quốc flotte sur une petite île entourée par les eaux du lac de l'ouest à Hanoï. Les onze étages de cette pagode rouge sont surmontés d'un lotus en pierre à neuf niveaux. Des statues d'or et de bronze décorent les multiples autels du temple et trois femmes Bouddha, appelées « Mères », sont disposées dans la cour avant.

Depuis sa construction il y a plus de mille ans, le monastère indien de Key Gompa a essuyé chaque siècle des attaques sous la forme de conflits militaires, d'incendies et même un séisme en 1975. Niché à 4 616 m d'altitude au sommet d'une colline de l'Himalaya, ce temple aux fresques multiples est un exemple architectural de monastère-forteresse de style Pasada, construite sur plusieurs niveaux. Des étrangers y sont régulièrement hébergés dans le cadre de retraites spirituelles.
Depuis sa construction il y a plus de mille ans, le monastère indien de Key Gompa a essuyé chaque siècle des attaques sous la forme de conflits militaires, d'incendies et même un séisme en 1975. Niché à 4 616 m d'altitude au sommet d'une colline de l'Himalaya, ce temple aux fresques multiples est un exemple architectural de monastère-forteresse de style Pasada, construite sur plusieurs niveaux. Des étrangers y sont régulièrement hébergés dans le cadre de retraites spirituelles.

En bord de rivière à 45 minutes à l'est de Hô Chi Minh-Ville se trouve la pagode Bửu Long, avec ses escaliers flanqués de sculptures représentant des dragons et son bassin turquoise où se réfléchissent les murs blancs du temple et ses clochers dorés. Baptisée Gotama Cetiya, la plus haute tour, ou stupa, abrite de célèbres reliques bouddhistes, y compris des śarīra, les perles ou cristaux qui apparaîtraient dans les restes de crémation des plus grands maîtres Bouddhistes.
En bord de rivière à 45 minutes à l'est de Hô Chi Minh-Ville se trouve la pagode Bửu Long, avec ses escaliers flanqués de sculptures représentant des dragons et son bassin turquoise où se réfléchissent les murs blancs du temple et ses clochers dorés. Baptisée Gotama Cetiya, la plus haute tour, ou stupa, abrite de célèbres reliques bouddhistes, y compris des śarīra, les perles ou cristaux qui apparaîtraient dans les restes de crémation des plus grands maîtres Bouddhistes.

Le temple de la Mahabodhi est l'un des sites les plus sacrés du pèlerinage bouddhiste, érigé il y a plus de 2 000 ans. À l'ouest du temple principal se trouve un arbre de la Bodhi géant qui, d'après la croyance, serait un descendant direct de l'arbre original à l'ombre duquel Bouddha aurait atteint l'illumination. Des pétales de pierre marquent les endroits où des lotus auraient fleuri sous les pieds de Bouddha pendant qu'il marchait et méditait.
Le temple de la Mahabodhi est l'un des sites les plus sacrés du pèlerinage bouddhiste, érigé il y a plus de 2 000 ans. À l'ouest du temple principal se trouve un arbre de la Bodhi géant qui, d'après la croyance, serait un descendant direct de l'arbre original à l'ombre duquel Bouddha aurait atteint l'illumination. Des pétales de pierre marquent les endroits où des lotus auraient fleuri sous les pieds de Bouddha pendant qu'il marchait et méditait.

Construit sans aucun clou pour célébrer le centenaire de l'arrivée des premiers immigrants japonais à Hawaï, le temple Byodo-In de la vallée des temples d'O’ahu est une réplique du temple Byodo-In original de Kyoto. À l'intérieur, un bouddha Amitābha se dresse sur près de 3 m. Les jardins du temple accueillent des paons, des cygnes noirs et des tortues alors que dans les étangs alentour évoluent de grands bancs de carpes koï dont certaines atteindront bientôt les cent ans.
Construit sans aucun clou pour célébrer le centenaire de l'arrivée des premiers immigrants japonais à Hawaï, le temple Byodo-In de la vallée des temples d'O’ahu est une réplique du temple Byodo-In original de Kyoto. À l'intérieur, un bouddha Amitābha se dresse sur près de 3 m. Les jardins du temple accueillent des paons, des cygnes noirs et des tortues alors que dans les étangs alentour évoluent de grands bancs de carpes koï dont certaines atteindront bientôt les cent ans.

Angkor Wat est la plus vaste structure religieuse jamais construite. À l'origine dédié à la divinité hindoue Vishnou, ce temple de pierre sera plus tard consacré à la branche Theravāda du bouddhisme par le peuple cambodgien, vers la fin du 12e siècle. S'étalant sur 162 hectares, Angkor était autrefois une mégalopole visitée par les pèlerins du monde entier.
Angkor Wat est la plus vaste structure religieuse jamais construite. À l'origine dédié à la divinité hindoue Vishnou, ce temple de pierre sera plus tard consacré à la branche Theravāda du bouddhisme par le peuple cambodgien, vers la fin du 12e siècle. S'étalant sur 162 hectares, Angkor était autrefois une mégalopole visitée par les pèlerins du monde entier.

Niché au beau milieu d'un jardin luxuriant entre les monts Bukhansan et les tours de verre de Séoul, le palais Gyeongbokgung de la dynastie Joseon se composait autrefois de plus de 500 édifices. Il reste aujourd'hui de nombreux espaces domestiques, pavillons pour banquets, temples, sépultures, étangs aux lotus et jardins. Les cheminées du palais recrachent de la fumée provenant de l'ondol, un système avancé de chauffage par le sol existant depuis des milliers d'années en Corée.
Niché au beau milieu d'un jardin luxuriant entre les monts Bukhansan et les tours de verre de Séoul, le palais Gyeongbokgung de la dynastie Joseon se composait autrefois de plus de 500 édifices. Il reste aujourd'hui de nombreux espaces domestiques, pavillons pour banquets, temples, sépultures, étangs aux lotus et jardins. Les cheminées du palais recrachent de la fumée provenant de l'ondol, un système avancé de chauffage par le sol existant depuis des milliers d'années en Corée.

En Russie, les bouddhistes pratiquants comptent pour plus de 1,5 million de résidents et Saint-Pétersbourg abrite Datsan Gunzechoinei, l'un des temples bouddhistes les plus au nord du monde. Aujourd'hui lieu de culte, au cours de son histoire le temple a été utilisé pour des communications militaires, des sports et même des études zoologiques. Ses caractéristiques sont multiples : moulins à prières tibétains, éléments art nouveau et vitraux conçus par le mystique artiste russe Nicholas Roerich.
En Russie, les bouddhistes pratiquants comptent pour plus de 1,5 million de résidents et Saint-Pétersbourg abrite Datsan Gunzechoinei, l'un des temples bouddhistes les plus au nord du monde. Aujourd'hui lieu de culte, au cours de son histoire le temple a été utilisé pour des communications militaires, des sports et même des études zoologiques. Ses caractéristiques sont multiples : moulins à prières tibétains, éléments art nouveau et vitraux conçus par le mystique artiste russe Nicholas Roerich.

Érigé sur les terres de bergers nomades, d'éleveurs de yaks et entouré du plus vaste marécage naturel du Bhoutan, le monastère de Gangtey est l'un des deux principaux monastères de l'école Nyingmapa du pays. Chaque mois de novembre, les locaux se réunissent dans la cour du temple pour danser en costume de grue noir et blanc afin de célébrer le retour des grues à cou noir pour l'hiver. L'homme-oiseau légendaire Garuda, symbole bouddhiste de l'intelligence, est sculpté sur chaque angle extérieur du temple.
Érigé sur les terres de bergers nomades, d'éleveurs de yaks et entouré du plus vaste marécage naturel du Bhoutan, le monastère de Gangtey est l'un des deux principaux monastères de l'école Nyingmapa du pays. Chaque mois de novembre, les locaux se réunissent dans la cour du temple pour danser en costume de grue noir et blanc afin de célébrer le retour des grues à cou noir pour l'hiver. L'homme-oiseau légendaire Garuda, symbole bouddhiste de l'intelligence, est sculpté sur chaque angle extérieur du temple.

Lieu de résidence de centaines de moines bouddhistes chanteurs et d'étudiants étrangers en méditation, le monastère de Kopan se situe à cinq kilomètres au nord-est de Katmandou, au sommet d'une colline qui appartenait autrefois à un astrologue de la cour du Népal. Le hall de méditation central du monastère arbore des couleurs vives, invitant chacune à un axe de concentration différent : le plafond jaune pour les racines et les piliers rouges pour la force vitale et la préservation.
Lieu de résidence de centaines de moines bouddhistes chanteurs et d'étudiants étrangers en méditation, le monastère de Kopan se situe à cinq kilomètres au nord-est de Katmandou, au sommet d'une colline qui appartenait autrefois à un astrologue de la cour du Népal. Le hall de méditation central du monastère arbore des couleurs vives, invitant chacune à un axe de concentration différent : le plafond jaune pour les racines et les piliers rouges pour la force vitale et la préservation.

Installé dans la province indonésienne de Java central, le temple de Borobudur est le plus grand temple bouddhiste au monde et comporte 3 000 sculptures de bas-relief, 72 stupas ajourés et 504 statues de Bouddha, le tout disposé de façon à former un lotus sur fond des montagnes de Menoreh. Pour atteindre le stupa final via l'escalier est de Borobudur il faudra parcourir environ 5 kilomètres répartis sur neuf niveaux.
Installé dans la province indonésienne de Java central, le temple de Borobudur est le plus grand temple bouddhiste au monde et comporte 3 000 sculptures de bas-relief, 72 stupas ajourés et 504 statues de Bouddha, le tout disposé de façon à former un lotus sur fond des montagnes de Menoreh. Pour atteindre le stupa final via l'escalier est de Borobudur il faudra parcourir environ 5 kilomètres répartis sur neuf niveaux.

Thean Hou, temple de la déesse du paradis, surplombe la ville de Kuala Lumpur à l'ombre d'un arbre de la Bodhi sacré. C'est sous ce même type d'arbre, également appelé figuier des pagodes, que Bouddha aurait atteint l'illumination. Thean Hou est peut-être encore plus impressionnant à la tombée de la nuit pendant le Nouvel An chinois lorsque des milliers de lanternes rouges suspendues au toit illuminent les alentours.
Thean Hou, temple de la déesse du paradis, surplombe la ville de Kuala Lumpur à l'ombre d'un arbre de la Bodhi sacré. C'est sous ce même type d'arbre, également appelé figuier des pagodes, que Bouddha aurait atteint l'illumination. Thean Hou est peut-être encore plus impressionnant à la tombée de la nuit pendant le Nouvel An chinois lorsque des milliers de lanternes rouges suspendues au toit illuminent les alentours.
Le temple accueille des femmes en provenance du monde entier qui rencontrent des difficultés dans la conception d'un enfant. Elles y viennent avec l'espoir d'améliorer leur sort ou simplement pour y trouver le prénom de leur nouveau-né. Au Bhoutan, les moines de haut rang choisissent parfois le nom des enfants.
Le pays tout entier donne effectivement l'impression de baigner dans une atmosphère de fécondité grâce à une coutume populaire qui consiste à décorer de pénis rose vif les encadrements des portes, les façades des maisons et même les plaques d'immatriculation des camions dans le but de chasser les mauvais esprits.
En arrivant au temple, nous enlevons nos chaussures et franchissons le pas de porte. Des lampes à beurre illuminent la pièce plongée dans l'obscurité et une dizaine de moines en robe brune sont assis au pied d'une statue représentant le fou divin ; ils chantent d'une voix grave et vibrante.
Le moine supérieur s'est approché de moi, les mains pressées l'une contre l'autre en signe de bienvenue et les dents teintées du rouge des noix d'arec. Sonam Pelden lui a murmuré quelque chose à l'oreille et l'homme a acquiescé d'un air entendu. Il a passé sa main dans une niche sombre sous l'autel et en a ressorti un phallus en bois d'un mètre de long pour le déposer dans mes bras, l'air de rien, comme s'il s'agissait d'un chat. « Faites trois fois le tour du temple pieds nus, » m'a-t-il demandé.

Les embouteillages à travers Thimphou, la capitale du Bhoutan.
Les embouteillages à travers Thimphou, la capitale du Bhoutan.
Voilà comment je me suis retrouvée dehors après avoir enfilé ma kira, la jupe traditionnelle, marchant sur les pierres qui réchauffaient doucement la plante de mes pieds. Au début, je me suis sentie ridicule. Les autres visiteurs restaient bouche bée en me voyant passer, un pénis géant posé contre ma joue. J'essayais moi-même d'étouffer un rire lorsque je croisais deux chiens qui, comme par hasard, copulaient dans la cour du temple. Mais pas à pas, les regards disparaissaient et je ressentais soudain comme un dénouement intérieur, le nœud d'anxiété qui occupait ma poitrine se dissipait légèrement.
Après trois tours, j'ai regagné le hall central où le moine supérieur troquais le pénis contre une paire de dés vieux de 300 ans qu'il a laissé tomber dans mes mains ouvertes. « Jetez-les, » me dit Pelden. « Ils vont prédire si vous êtes bénie ou non. » Je les ai fait rouler devant l'autel. Pelden et le moine ont retenu leur souffle. « Un treize. C'est de très bon augure. C'est le chiffre du fou divin, » m'explique Pelden.
Puis, le moine s'est avancé vers moi avec une petite liasse de papiers jaunis par le temps. Sur chaque feuille était inscrit un nom dans une élégante calligraphie noire et à chaque extrémité était attaché un fil de soie. « Choisis, » m'encourage Pelden. J'ai pointé du doigt le fil qui m'attirait le plus.

Le col de Dochula relie Thimphou à Punakha, le sentier est bordé par 108 chörtens ou stupas commémoratifs.
Le col de Dochula relie Thimphou à Punakha, le sentier est bordé par 108 chörtens ou stupas commémoratifs.
Le moine a pincé le fil entre son index et son pouce puis ouvert un livre à la page correspondante. « Vous aurez un garçon et son nom sera Kinley Namgyal, » m'annonça-t-il. « Cela signifie "personne charmante qui triomphera de la négativité", » m'explique Pelden. J'ai chuchoté le nom, « Kin-ley », laissant glisser sur ma langue chaque consonne.
Pour achever le wang, c'est le nom donné à cette bénédiction, le moine a versé de l'eau bénite dans le creux de mes mains. Je les ai levées pour y tremper mes lèvres et verser le reste sur mon visage. Je me suis inclinée en signe de remerciement et j'ai glissé une donation dans le plateau à prières. En quittant les lieux, Pelden a posé délicatement sa main sur mon épaule.
Pour moi, ce rituel résume l'essence même du Bhoutan. Les paysages y sont tout bonnement renversants et la nourriture généreusement saupoudrée de piment réveille les papilles mais ce qui m'aura le plus désarmé, c'est bien la foi et la profonde spiritualité des habitants du pays. Ici, là où un maître bouddhiste peut terrasser un démon en l'assommant de toute sa virilité, il m'a semblé que tout était possible. Pelden et le moine étaient tous deux convaincus que le rituel porterait ses fruits et, poussée par cet esprit, je ressentais à nouveau l'espoir s'animer au plus profond de moi.
