Japon : la volupté de l'île de Honshu
Dans le nord de l’île de Honshu, partez à la découverte de lieux de beauté et de résilience.

Soichiro Oishi vérifie la pousse du riz après le passage d’un typhon. Les champs de riz en terrasse d’Iwakubi, un village sur l’île de Sado, sont selon les Nations unies une collection de paysages uniques par leur beauté esthétique, alliant biodiversité agricole, écosystèmes résilients et héritage culturel.
Soichiro Oishi vérifie la pousse du riz après le passage d’un typhon. Les champs de riz en terrasse d’Iwakubi, un village sur l’île de Sado, sont selon les Nations unies une collection de paysages uniques par leur beauté esthétique, alliant biodiversité agricole, écosystèmes résilients et héritage culturel.
Dans le nord de l’île de Honshu, le photographe Toru Hanaï s’est mis en quête, au cours des deux dernières années, de documenter des lieux de beauté, des signes de résilience et de célébrer l’artisanat local. Peu fréquenté par les étrangers, le nord du Japon offre pourtant de merveilleux sujets d’étonnement.
Ainsi, le festival de feux d’artifice d’Omagari (« Omagari Hanabi »), célébré chaque dernier dimanche d’août, rassemble plus de 750 000 visiteurs. C’est l’occasion d’y réunir les plus fabuleux pyrotechniciens de la nation qui se livrent à une joute d’inventions pour éblouir la foule en lui offrant des « fleurs de feu». Le nord possède aussi de merveilleux endroits pour séjourner, les ryokan, et des sources d’eau chaude volcanique pour se détendre, les onsen.
Tout est volupté dans ces paysages où des rizières en étage ondoient sous le vent et parfois les tempêtes... Le riz, matière sacrée entre toutes, est la base du saké. Des brasseurs d’exception cherchent génération après génération à améliorer ce divin breuvage en respectant la tradition. C’est le cas aussi des artisans qui manient la fonte pour produire des théières réputées dans le monde entier. Toru Hanaï s’est immiscé dans leur quotidien pour immortaliser leurs gestes séculaires.

Un festival de feux d’artifices a lieu fin août à Omagari (préfecture d’Akita). Aux sons des percussions, des enfants accueillent les visiteurs à la station de train. Il en vient 750 000.
Un festival de feux d’artifices a lieu fin août à Omagari (préfecture d’Akita). Aux sons des percussions, des enfants accueillent les visiteurs à la station de train. Il en vient 750 000.

Soichiro Oishi vérifie la pousse du riz après le passage d’un typhon. Les champs de riz en terrasse d’Iwakubi, un village sur l’île de Sado, sont selon les Nations unies une collection de paysages uniques par leur beauté esthétique, alliant biodiversité agricole, écosystèmes résilients et héritage culturel.
Soichiro Oishi vérifie la pousse du riz après le passage d’un typhon. Les champs de riz en terrasse d’Iwakubi, un village sur l’île de Sado, sont selon les Nations unies une collection de paysages uniques par leur beauté esthétique, alliant biodiversité agricole, écosystèmes résilients et héritage culturel.

Les meilleurs pyrotechniciens du Japon préparent les festivités. Selon la tradition, les hanabi avaient vocation à éloigner les maladies et à apaiser l’esprit des défunts qui, dit-on, reviennent chez eux à cette période.
Les meilleurs pyrotechniciens du Japon préparent les festivités. Selon la tradition, les hanabi avaient vocation à éloigner les maladies et à apaiser l’esprit des défunts qui, dit-on, reviennent chez eux à cette période.

Une retraite au flambeau à l’occasion du festival Namahage à Sedo, qui célèbre le Jour de l’an pendant trois nuits, mais qui cette année se déroulera en février.
Une retraite au flambeau à l’occasion du festival Namahage à Sedo, qui célèbre le Jour de l’an pendant trois nuits, mais qui cette année se déroulera en février.

Les processionnaires sont affublés de masques, comme celui que réalise Senshu Chiaki.
Les processionnaires sont affublés de masques, comme celui que réalise Senshu Chiaki.

Sennensake Kikkawa, une boutique familiale traditionnelle à Murakami (préfecture de Niigata), fait sécher plus d’un millier de saumons chaque année, en les accrochant au plafond d’un vieux bâtiment en bois. Grâce aux hivers froids et humides, les saumons fermentent doucement et prennent un goût d’umami, l’une des cinq saveurs avec le sucré, l’acide, l’amer et le salé. À Murakami, on a inventé pas moins de 100 recettes qui permettent de consommer chaque partie du saumon, de la tête à la queue.
Sennensake Kikkawa, une boutique familiale traditionnelle à Murakami (préfecture de Niigata), fait sécher plus d’un millier de saumons chaque année, en les accrochant au plafond d’un vieux bâtiment en bois. Grâce aux hivers froids et humides, les saumons fermentent doucement et prennent un goût d’umami, l’une des cinq saveurs avec le sucré, l’acide, l’amer et le salé. À Murakami, on a inventé pas moins de 100 recettes qui permettent de consommer chaque partie du saumon, de la tête à la queue.

Dans la ville de Morioka (préfecture d’Iwate), les artisans (kamashi) de l’atelier Iwachu conçoivent des théières en fonte selon une méthode traditionnelle du XVIIe siècle. La fonte de Nanbu (Nanbu tekki) est particulièrement résistante. Les matières premières exceptionnelles de cette région (sable, argile, laque et charbon) confèrent à ces théières faites à la main leur spécificité. Réputées, elles sont exportées dans le monde entier.
Dans la ville de Morioka (préfecture d’Iwate), les artisans (kamashi) de l’atelier Iwachu conçoivent des théières en fonte selon une méthode traditionnelle du XVIIe siècle. La fonte de Nanbu (Nanbu tekki) est particulièrement résistante. Les matières premières exceptionnelles de cette région (sable, argile, laque et charbon) confèrent à ces théières faites à la main leur spécificité. Réputées, elles sont exportées dans le monde entier.

Le luxueux ryokan Sakan à Sendai (préfecture de Miyagi). À Obanazawa (préfecture de Yamagata), le ryokan Notoya a plus de quatre siècles. On s’y délasse dans les fameux onsen.
Le luxueux ryokan Sakan à Sendai (préfecture de Miyagi). À Obanazawa (préfecture de Yamagata), le ryokan Notoya a plus de quatre siècles. On s’y délasse dans les fameux onsen.

Neuf générations de maîtres brasseurs se sont succédé à la maison de saké Yamatogawa, créée par la famille Sato en 1790 à Kitakata (préfecture de Fukushima), et continuent de produire ce breuvage à base de riz.
Neuf générations de maîtres brasseurs se sont succédé à la maison de saké Yamatogawa, créée par la famille Sato en 1790 à Kitakata (préfecture de Fukushima), et continuent de produire ce breuvage à base de riz.

Shirakami Sanchi, une zone montagneuse sauvage de 130 000 ha, entre les préfectures d’Akita et d’Aomori.
Shirakami Sanchi, une zone montagneuse sauvage de 130 000 ha, entre les préfectures d’Akita et d’Aomori.

Les gorges d’Oirase (Aomori).
Les gorges d’Oirase (Aomori).

Forêt enneigée dans les monts Hakkoda.
Forêt enneigée dans les monts Hakkoda.

Brûlis des rizières en octobre, à Obanazawa (Yamagata).
Brûlis des rizières en octobre, à Obanazawa (Yamagata).

Rizière en terrasse (Niigata).
Rizière en terrasse (Niigata).

La rivière Tadami (Fukushima).
La rivière Tadami (Fukushima).

Dans la préfecture de Fukushima, le pont Tadami, récemment reconstruit, a une fonction vitale : il permet aux trains de relier les villages isolés.
Dans la préfecture de Fukushima, le pont Tadami, récemment reconstruit, a une fonction vitale : il permet aux trains de relier les villages isolés.
Article publié dans le numéro 21 du magazine National Geographic Traveler.
