Plusieurs gorilles ont été testés positifs au coronavirus dans un zoo californien

Ces cas confirmés sont les premiers concernant des primates non humains.

Publication 12 janv. 2021 à 11:07 CET
Les gorilles des plaines de l'ouest en danger critique d'extinction sont connus pour être sensibles au ...

Les gorilles des plaines de l'ouest en danger critique d'extinction sont connus pour être sensibles au nouveau coronavirus. Le 11 janvier, trois de ces grands singes vivant au San Diego Zoo Safari Park ont ​​été testés positifs au COVID-19.

Photographie de Edwin Giesbers, Nature Picture Library

Trois gorilles des plaines de l'ouest du San Diego Zoo Safari Park, en Californie, ont ​​été testés positifs au nouveau coronavirus, comme l'a rapporté le ministère américain de l'Agriculture hier après-midi, faisant d'eux les premiers grands singes connus au monde à contracter le virus.

Les gorilles, qui évoluent dans un groupe composé de huit individus, devraient se rétablir, selon Lisa Peterson, directrice exécutive du San Diego Zoo Safari Park. Les gardiens ont pris la décision de laisser les huit gorilles ensemble et de les surveiller de près.

« Certains peuvent l'avoir et d'autres non », dit Peterson. « Ils vivent en groupe organisé autour d'un seul dos argenté. C'est le chef. Il les guide tout au long de la journée. C'est vraiment mieux pour eux qu'ils puissent continuer à évoluer comme ils l'ont toujours fait. »

Les gorilles sont la septième espèce animale à avoir contracté le virus naturellement, après le recensement de cas confirmées chez des tigres, des lions, des visons, des léopards des neiges, des chiens et des chats domestiques. Bien qu'il existe des cas documentés de transmission du vison à l'Homme aux Pays-Bas et au Danemark, rien ne prouve que les autres espèces puissent transmettre le virus à l'Homme. (À lire : Comment les virus comme le coronavirus passent-ils de l'animal à l'Homme ?)

Comme les lions et les tigres du zoo du Bronx, qui ont été testés positifs en avril 2020, les trois gorilles infectés ont probablement été contaminés par un employé du zoo ne présentant aucun symptôme de la maladie, selon Peterson. Selon elle, les zoos ont des protocoles stricts pour prévenir les infections, y compris un questionnaire quotidien pour le personnel et des combinaisons de protection complètes pour ceux qui sont en contact direct avec les animaux.

Deux des gorilles ont commencé à tousser le 6 janvier dernier. Le personnel du zoo a recueilli des échantillons de matières fécales et les a envoyés pour analyse en laboratoire et ont ainsi pu confirmer l'infection le 11 janvier.

Les trois gorilles, dont le zoo n'a pas donné les noms, présentent toujours des symptômes. Certains ont le nez qui coule et sont léthargiques « mais ils boivent et mangent bien », précise Lisa Peterson.

Cette annonce vient confirmer des recherches antérieures selon lesquelles les gorilles des plaines de l'ouest, qui sont comme plusieurs autres espèces de singes, en danger critique d'extinction, sont particulièrement sensibles au SRAS-CoV-2. « Le potentiel épidémique des maladies de type COVID dans les populations captives ou sauvages de primates en voie de disparition est assez élevé », souligne Harris Lewin, un éminent professeur d'écologie et d'évolution à l'université de Californie, à Davis.

On estime qu'il reste moins de 5 000 gorilles à l'état sauvage. Parce qu'ils vivent dans des groupes familiaux proches, les chercheurs craignent que l'infection puisse se propager rapidement et mettre en péril des populations déjà fragiles.

Dan Ashe, président de l'Association des zoos et aquariums américains (AZA), révèle à National Geographic par email que les cas de gorilles testés positifs sont « inquiétants », mais que le personnel du zoo de San Diego a « toute sa confiance » et que toutes les précautions seront prises.

Tous les cas confirmés d'animaux de zoos contractant le coronavirus aux États-Unis l'ont été dans des installations accréditées par l'AZA - le zoo du Bronx, le zoo de San Diego Safari Park et le zoo de Louisville, qui suivent tous des protocoles de santé stricts, explique Dan Ashe. Dans les zoos non accrédités, dont beaucoup n'ont pas l'expertise et le professionnalisme des infrastructures accréditées, on ne sait pas combien d'animaux, le cas échéant, ont contracté le virus sans jamais être testés.

Peterson a bon espoir que ce que ce zoo permette, en observant ses gorilles malade du COVID-19, d'aider à protéger les populations sauvages.

 

Cet article a initialement paru sur le site nationalgeographic.com en langue anglaise.
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