Ce que les astronautes d’Apollo 11 se sont réellement dit en arrivant sur la Lune

Redécouvrez les échanges célèbres entre les astronautes Buzz Aldrin, Neil Armstrong, et Michael Collins lors du premier alunissage et les photos qu’ils ont prises.

De Buzz Aldrin, Neil Armstrong et Michael Collins
Publication 22 avr. 2026, 09:09 CEST
À l’aube d’un jour lunaire long de deux semaines, Edwin Aldrin traverse à grands pas un ...

À l’aube d’un jour lunaire long de deux semaines, Edwin Aldrin traverse à grands pas un petit cratère près des sondes d’atterrissage recouvertes de papier d’aluminium de l’Eagle. Sa visière reflète sa longue ombre noire, le collecteur de vent solaire, le drapeau américain planté par les astronautes, la silhouette de Neil Armstrong qui a pris cette photo et le module lunaire. Quelques heures plus tôt, les deux hommes avaient prononcé les mots qui avaient fait vibrer le monde entier : « Ici la mer de la Tranquillité. Eagle a atterri ». Pendant que Buzz Aldrin et Neil Armstrong exploraient la surface de la Lune, Michael Collins veillait seul sur Columbia, le module de commande d’Apollo 11 en orbite autour de la Lune. 

PHOTOGRAPHIE DE NASA, Nat Geo Image Collection.

La conversation était ponctuée d'échanges énigmatiques de données scientifiques mais elle décrivait la scène spectaculaire dont le monde entier était témoin : la plus grande réussite de l'histoire de l'exploration spatiale. Ce sont les voix des membres d'Apollo 11 que l'on entendait après avoir parcouru près d'un demi-million de kilomètres pour raconter les premiers pas de l'Homme sur la Lune. Le monde entier écoutait Neil Armstrong, Edwin (Buzz) Aldrin, et Michael Collins échanger entre eux et parler au CapCom, Capsule Communicator, soit l'intermédiaire entre les astronautes et le centre de contrôle à Houston, aux États-Unis. Voici en partie ce qui a été dit lorsque Eagle, le module lunaire, s'est séparé de Columbia, le module de commande, et s'est posé dans la poussière de ce monde désolé, où le vent ne souffle pas, le 20 juillet à vingt-deux heures dix-sept minutes et quarante-trois secondes (heure française), soit cent deux heures, quarante-cinq minutes et quarante-trois secondes après le lancement de la mission : 

NEIL ARMSTRONG : Houston, ici la mer de la Tranquillité. Eagle a atterri.

CAPCOM (Charles M. Duke, astronaute) : Roger, Tranquillité, nous vous recevons. Plusieurs d'entre nous étaient sur le point de virer au bleu. Nous respirons à nouveau. Merci beaucoup. 

MICHAEL COLLINS (dans Columbia) : Fantastique ! 

NEIL ARMSTRONG : Houston, cette phase finale a dû vous sembler très longue. Le pilote automatique nous conduisait droit dans un cratère jonché d'énormes rochers et pierres... et nous avons dû... voler manuellement au-dessus de la zone rocheuse pour trouver un endroit relativement pratiquable.  

CAPCOM : Roger, reçu. C'était magnifique vu d'ici, Tranquillité. Terminé.

BUZZ ALDRIN : Nous reviendrons plus en détails sur ce qui se trouve ici mais il semblerait qu'il y ait des roches de toutes les formes, anguleuses, granuleuses, de toutes sortes... Les couleurs, eh bien... Il ne semble pas qu'il y ait une couleur dominante mais certaines roches et pierres semblent présenter des couleurs intéressantes. Terminé. 

CAPCOM : Rog, Tranquillité. Sachez qu'il y a ici et dans le monde entier beaucoup de visages souriants. Terminé.

NEIL ARMSTRONG : Il y en a deux ici. 

MICHAEL COLLINS : Et n'oubliez pas celui qui se trouve dans le module de commande... Et merci de m'avoir mis en liaison, Houston. Je ratais toute l'action. 

CAPCOM : Rog, Columbia.... Dis quelque chose. Ils devraient pouvoir t'entendre...

MICHAEL COLLINS : Roger. Mer de la Tranquillité, ça semblait génial vu d'ici. Vous avez fait un travail fantastique. 

NEIL ARMSTRONG : Merci. Garde cette base en orbite jusqu'à notre retour.

CAPCOM : Mer de la Tranquillité... Houston. Tous vos consommables sont stables [consommation de carburant et d'oxygène normales]. Tout semble en ordre. Tout est parfait. Terminé.

Neil A. Armstrong (à gauche) et Edwin E. Aldrin, Jr. lèvent le drapeau des États-Unis sur ...

Neil A. Armstrong (à gauche) et Edwin E. Aldrin, Jr. lèvent le drapeau des États-Unis sur la mer de la Tranquillité le 20 juillet 1969. La photo a été prise par un appareil photo à séquence automatique. 

PHOTOGRAPHIE DE NASA, Nat Geo Image Collection

NEIL ARMSTRONG : Pour information, je ne pense pas que nous ayons la moindre difficulté à nous adapter à la gravité. Du moins, il est tout à fait naturel de se déplacer dans cet environnement. 

CAPCOM : Roger, Tranquillité. Reçu. Terminé. 

NEIL ARMSTRONG : [À travers] la fenêtre, on aperçoit une plaine relativement plate et parsemée de cratères de 1,5 mètre à 15 mètres de diamètre, ainsi que de quelques petites crêtes, de 6 ou 9 mètres de haut, je dirais, et de milliers de petits cratères de 30 ou 60 centimètres de diamètre. Nous voyons quelques blocs anguleux à quelques centaines de mètres devant nous qui mesurent probablement 60 centimètres et ont des bords anguleux. Il y a une colline en vue, juste... devant nous, c'est difficile à estimer mais elle doit être à 800 ou 1 500 mètres environ. 

MICHAEL COLLINS : On dirait que c'est beaucoup mieux maintenant que ça ne l'était hier quand le soleil était très bas. Cela semblait vraiment rugueux. 

BUZZ ALDRIN : ... J'aimerais saisir cette opportunité pour demander à chaque personne qui nous écoute, qui que vous soyez et où que vous soyez, de prendre un moment pour contempler les événements qui ont eu lieu ces dernières heures, et d'en être reconnaissant, à votre façon. Terminé. 

Les astronautes commencent à se préparer pour quitter le module lunaire, après avoir procédé à une vérification minutieuse de leur vaisseau afin de s'assurer que tout était en ordre pour le décollage ultérieur. Neil Armstrong sortit le premier, environ six heures et demie après l'atterrissage. 

NEIL ARMSTRONG : L'écoutille s'ouvre.

BUZZ ALDRIN : Neil, c'est bon. Un peu plus vers moi. Ok, descends.

NEIL ARMSTRONG : Comment je m'en sors ? 

BUZZ ALDRIN : Tu t'en sors bien.

NEIL ARMSTRONG : Ok, Houston, je suis au niveau du sas.

CAPCOM (à présent Bruce McCandless, astronaute) : On voit une image sur notre écran.

BUZZ ALDRIN : Oh, une belle image j'espère ? 

CAPCOM : Il y a beaucoup de contraste et elle est à l'envers sur notre écran mais on peut distinguer un certain nombre de détails. Ok Neil, on te voit descendre l'échelle maintenant. 

NEIL ARMSTRONG : Je suis en bas de l'échelle. Les pieds du LM [lunar module, ou en français module lunaire] s'enfoncent seulement de 2,5 à 5 centimètres même si la surface semble être très, très fine quand on s'en approche. On dirait presque de la poudre. Par endroits elle est très fine. Je vais descendre du LM maintenant. C'est un petit pas pour un homme, [mais] un bond de géant pour l'humanité. 

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    Gauche: Supérieur:

    L'empreinte laissée sur la Lune vierge marque l'accomplissement d'un rêve séculaire, un objectif qui avait été fixé par le président John F. Kennedy le 25 mai 1961. Les États-Unis, avait-il dit, « doivent s'engager à atteindre l'objectif, avant la fin de cette décennie, d'envoyer un homme sur la Lune et de le ramener sain et sauf sur Terre. » Neil Armstrong et Edwin Aldrin ont posé le pied sur la surface granuleuse et ferme de la Lune cinq mois et onze jours avant la fin des années 1960. 

    Droite: Fond:

    Edwin Aldrin, impatient, rejoint Neil Armstrong sur la Lune dix-neuf minutes plus tard. Il transporte sur son dos un système de survie portable comprenant de l'oxygène pour respirer, de l'eau pour se rafraîchir, une alimentation électrique et du matériel radio. 

    Photographies de NASA, Nat Geo Image Collection

    La caméra installée sur le LM enregistre les premiers pas de Neil Armstrong à travers les zones d'ombre sombres la Lune et la lumière aveuglante du Soleil. 

    NEIL ARMSTRONG : La surface est fine et poudreuse, je peux... je peux la ramasser facilement avec mon orteil. Elle s'accroche à la semelle et aux côtés de mes bottes en fines couches, comme du charbon en poudre. Je ne m'enfonce que de quelques millimètres, peut-être trois, mais je peux voir les empreintes de mes bottes et les traces de mes pas dans les fines particules sableuses. 

    CAPCOM : Neil, ici Houston. Nous te recevons. 

    NEIL ARMSTRONG : Il ne semble pas y avoir de difficulté pour se déplacer. Comme prévu, c'est peut-être plus facile que pendant les simulations à un sixième de la gravité terrestre que nous avons effectuées... au sol. En fait, il n'y a aucun problème pour marcher. 

    Le moteur de descente n'a créé aucun cratère... Nous sommes sur un terrain très plat. Je vois quelques traces provenant du moteur de descente mais insignifiantes. Ok, Buzz, nous sommes prêts à descendre la caméra. 

    BUZZ ALDRIN : Je suis prêt. 

    NEIL ARMSTRONG : Ok, il fait assez sombre ici à l'ombre et il m'est difficile de voir où je mets les pieds. Je vais me déplacer vers la lumière du Soleil sans le regarder directement. 

    BUZZ ALDRIN : Ok, tu vas prélever l'échantillon maintenant Neil ?

    NEIL ARMSTRONG : C'est vraiment intéressant. La surface est très molle mais, ici et là, quand je plante le collecteur d'échantillons, je rencontre une surface très dure qui semble être un matériau cohésif du même type. Je vais essayer d'en prélever un morceau. En voici deux.

    BUZZ ALDRIN : Ça a l'air magnifique vu d'ici Neil. 

    NEIL ARMSTRONG : C'est d'une beauté sombre qui est propre à la Lune. Cela ressemble beaucoup au désert des Mojaves aux États-Unis. C'est différent mais c'est très joli ici. 

    BUZZ ALDRIN : Es-tu prêt à ce que je sorte ? 

    NEIL ARMSTRONG : Tout est prêt. Ok, tu as vu les difficultés que j'ai rencontrées. Je vais essayer de surveiller ton PLSS [portable life-support system, ou en français système portable de survie] d'ici. 

    BUZZ ALDRIN : Je vais maintenant reculer et fermer partiellement l'écoutille en veillant à ne pas la verrouiller. 

    NEIL ARMSTRONG : Une très bonne idée. 

    BUZZ ALDRIN : C'est notre maison pour les deux prochaines heures et nous devons en prendre soin... C'est très facile de descendre d'une marche à l'autre. 

    NEIL ARMSTRONG : Voilà. 

    BUZZ ALDRIN : Quelle vue magnifique. 

    Astronaute au service de la science, Edwin Aldrin laisse des traces d'environ 7 à 10 centimètres ...

    Astronaute au service de la science, Edwin Aldrin laisse des traces d'environ 7 à 10 centimètres de profondeur en contournant un cratère. Il transporte un réflecteur laser et un sismomètre pour enregistrer les tremblements lunaires. À environ 20 mètres du vaisseau, il installe le sismomètre. L'isolation en papier d'aluminium froissé d'Eagle crée une lueur ardente. Edwin Aldrin retourne à Eagle après avoir installé l'instrument qui est si sensible qu'il peut détecter des météorites de la taille d'un petit pois frappant la Lune à 800 mètres de là. 

    NEIL ARMSTRONG : N'est-ce pas incroyable ? Quelle vue magnifique ici. N'est-ce pas amusant ? 

    BUZZ ALDRIN : ... Les pierres sont plutôt glissantes... Il faut faire attention à se pencher dans la direction où l'on veut aller... Il faut croiser les pieds si l'on veut rester sous son centre de gravité. Neil, je ne t'avais pas dit qu'on verrait peut-être des pierres violettes ? 

    NEIL ARMSTRONG : Tu as trouvé une pierre violette ? 

    BUZZ ALDRIN : Oui. Très petite, brillante... 

    NEIL ARMSTRONG : Pour ceux qui n'ont pas lu la plaque, nous allons lire ce qui est inscrit sur le train d'atterrissage avant de ce LM. Tout d'abord, il y a deux hémisphères, chacun représentant l'un des deux hémisphères de la Terre. En dessous, il est écrit : « ICI, LES HOMMES DE LA PLANÈTE TERRE ONT POSÉ LE PIED SUR LA LUNE EN JUILLET 1969 APRÈS JÉSUS CHRIST. NOUS SOMMES VENUS EN PAIX AU NOM DE TOUTE L'HUMANITÉ ». Elle comporte les signatures des membres de l'équipage et celle du président des États-Unis. 

    MICHAEL COLLINS (dans Columbia) : ... C'est historique. 

    CAPCOM : Roger... Je crois qu'ils sont en train d'installer le drapeau.

    MICHAEL COLLINS : Super. 

    CAPCOM : Je suppose que tu es la seule personne ici qui n'a pas accès à la télévision. 

    MICHAEL COLLINS : C'est vrai. Ce n'est pas grave. Ça ne me dérange pas du tout. Comment est la qualité à la télé ? 

    CAPCOM : Oh, elle est magnifique, Mike. Vraiment. 

    MICHAEL COLLINS : Eh bien, c'est super. L'éclairage est correct ? 

    CAPCOM : Oui tout à fait. Ils ont maintenant hissé le drapeau et on peut voir les étoiles et détails sur la surface de la Lune. 

    MICHAEL COLLINS : Magnifique. C'est tout simplement magnifique. 

    BUZZ ALDRIN : Il faut faire très attention et connaître son centre de gravité. Parfois, il faut que je fasse deux ou trois pas pour être sûr que mes pieds sont sous moi. 

    CAPCOM : Neil et Buzz, le président des États-Unis est dans son bureau et voudrait vous dire quelques mots. Terminé. 

    NEIL ARMSTRONG : Ce serait un honneur. 

    CAPCOM : Allez-y, monsieur le président. 

    PRÉSIDENT RICHARD NIXON : Bonjour, Neil et Buzz, je vous parle au téléphone depuis le bureau ovale à la Maison-Blanche et il s'agit sûrement de l'appel téléphonique le plus historique jamais passé depuis la Maison-Blanche. 

    Je ne peux vous dire à quel point je suis fier de ce que vous avez accompli. Les Américains connaissent aujourd'hui la plus grande fierté de leur vie et je suis sûr que les gens du monde entier se joignent à eux pour reconnaître cet immense exploit. 

    Grâce à ce que vous avez fait, les cieux font désormais partie de notre monde. Alors que vous nous parlez depuis la mer de la Tranquillité, cela nous inspire à redoubler d'efforts pour apporter la paix et la tranquillité sur Terre. 

    Pendant un moment inestimable dans toute l'histoire de l'humanité, tous les peuples de cette Terre sont unis. Unis dans notre fierté pour ce que vous avez accompli et unis dans nos prières pour que vous reveniez sains et saufs sur Terre. 

    De retour à bord d'Eagle après avoir passé deux heures et vingt minutes à l'extérieur du ...

    De retour à bord d'Eagle après avoir passé deux heures et vingt minutes à l'extérieur du vaisseau spatial, l'explorateur lunaire Neil Armstrong affiche un large sourire alors qu'il parle dans un micro à Houston. Les précieux échantillons de sol et de roche sont désormais en sécurité à bord. 

    PHOTOGRAPHIE DE NASA, Nat Geo Image Collection

    NEIL ARMSTRONG : Merci monsieur le président. C'est un honneur et un privilège immense pour nous que de représenter non seulement les États-Unis mais aussi les Hommes de paix de toutes les nations, qui ont un intérêt, une curiosité, et une vision pour l'avenir. C'est un honneur pour nous que de pouvoir être ici aujourd'hui. 

    BUZZ ALDRIN : Comment se présente l'échantillon Neil ?

    NEIL ARMSTRONG : L'échantillon est... scellé. 

    BUZZ ALDRIN : Houston. Le sismomètre passif a été installé manuellement. 

    NEIL ARMSTRONG : Ces rochers ressemblent à du basalte et contiennent probablement 2 % de minéraux blancs...

    Cela fait désormais près de deux heures que Neil Armstrong est sur la surface de la Lune. Les astronautes ont passé la majeure partie de leur temps à installer des instruments scientifiques et à prélever des échantillons lunaires. Houston les informe qu'il leur reste environ dix minutes avant de commencer à se préparer pour rentrer dans le LM. 

    BUZZ ALDRIN (en prélevant un échantillon) : J'espère que vous voyez à quel point je dois frapper fort dans le sol pour enfoncer ça d'environ 10 centimètres... On dirait presque que c'est humide. 

    CAPCOM : Buzz, ici Houston. Il est temps pour vous de commencer vos activités de fin d'EVA [extravehicular activity ou en français activité extravéhiculaire]. 

    NEIL ARMSTRONG : ... Je ramasse plusieurs morceaux de pierre vraiment vésiculaire. 

    CAPCOM : Roger, Neil et Buzz. Nous commençons à manquer un peu de temps. 

    BUZZ ALDRIN : ... Je vais monter à l'échelle.... Adios, amigos.

    Tout comme il a été le premier à poser le pied sur la Lune, Neil Armstrong est le dernier à la quitter. Après avoir chargé près de 23 kilogrammes de pierres et d'échantillons du sol lunaire dans le LM à l'aide d'un treuil à corde et poulie, il monte à l'échelle. Buzz Aldrin le guide à travers l'écoutille.

    ALDRIN : À présent, commence à cambrer ton dos. C'est bien. Il y a beaucoup de place. 

    NEIL ARMSTRONG : Merci. Je heurte quelque chose là ? 

    BUZZ ALDRIN : Non c'est bon. Là c'est moi... Maintenant bouge ton pied et je vais fermer l'écoutille... L'écoutille est fermée et verrouillée. 

    CAPCOM : L'équipage de la mer de la Tranquillité est de retour dans sa base... Tout s'est déroulé à merveille. 

    MICHAEL COLLINS : Alléluia ! 

    NEIL ARMSTRONG : Houston, mer de la Tranquillité. Repressurisation terminée. 

    CAPCOM : Roger, Tranquillité. Nous avons observé le largage de vos équipements à la télévision et le sismomètre passif a signalé des chocs quand chacun des PLSS a touché la surface de la Lune. Terminé. 

    NEIL ARMSTRONG : On ne peut plus rien faire en passant inaperçu, n'est-ce pas ? 

    CAPCOM : Au nom de toute l'équipe ici à Houston et des habitants du monde entier, vous avez accompli un travail formidable aujourd'hui. Terminé. 

    BUZZ ALDRIN : Merci beaucoup. La journée a été longue.

    CAPCOM : Oui en effet. Reposez-vous... 

    BUZZ ALDRIN : Houston, Tranquillité. Vous avez assez regardé la télé aujourd'hui ? 

    CAPCOM : Tranquillité, ici Houston. Oui en effet, une superbe présentation. 

    BUZZ ALDRIN : Ok, nous raccrochons. À demain. 

    En route pour leur rendez-vous avec vue sur une moitié de la Terre, Neil Armstrong et ...

    En route pour leur rendez-vous avec vue sur une moitié de la Terre, Neil Armstrong et Buzz Aldrin guident Eagle vers son amarrage à Columbia. « Absolument magnifique » s'exclame Michael Collins. Le bord est de la Lune se trouve à plus de 110 kilomètres en dessous. 

    PHOTOGRAPHIE DE NASA, Nat Geo Image Collection

    C'est près de douze heures après l'alunissage d'Eagle que la caméra de télévision sur la Lune cesse de transmettre. Neil Armstrong et Buzz Aldrin se reposent avant le décollage crucial pour le retour sur Terre. Si le moteur ne s'allume pas, les deux astronautes ne pourront pas revenir. Houston annonce que l'allumage du moteur aura lieu dans deux minutes. Puis : 

    BUZZ ALDRIN : C'était magnifique ; 11 mètres par seconde en montée… très fluide… trajet très silencieux. Il y a ce cratère, là‑bas en dessous. 

    CAPCOM (à présent Ronald Evans, astronaute) : Eagle, Houston. Une minute et c'est bon. 

    BUZZ ALDRIN : 150 en montée. Magnifique. 

    CAPCOM : Vous êtes prêts... Tout semble OK.

    NEIL ARMSTRONG : Je descends tout droit sur la US 1. 

    Il ne reste plus maintenant que l'amarrage d'Eagle et Columbia, le trajet de soixante heures jusqu'à la Terre et la traversée de son atmosphère. Les vaisseaux spatiaux s'amarrent puis sont pris dans un mouvement inattendu. 

    MICHAEL COLLINS : C'était bizarre... Est-ce que vous avez senti... comme une secousse pendant le cycle de rétractation ?

    NEIL ARMSTRONG : Oui. Il me semble que ça s'est produit quand j'ai activé la poussée X [vers le haut]...

    MICHAEL COLLINS : Oui. J'ai été occupé pendant quelques secondes.

    CAPCOM : Vous semblez aller bien. Ça a été une excellente journée. 

    MICHAEL COLLINS : Ça c'est sûr ! 

    Cet article a initialement paru sur le site nationalgeographic.com en langue anglaise. 

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