Abandonné dans l'Arctique : le mystère Henry Hudson
Laissé à son destin il y a plus de quatre siècles au cœur de la baie qui porte aujourd'hui son nom, le célèbre explorateur britannique aurait-il pu survivre ?

Lithographie intitulée « Le Dernier voyage d'Henry Hudson ». Après la mutinerie de son équipage, Hudson fut abandonné à la dérive avec son fils et six autres marins, personne ne sait ce qui advint de l'explorateur britannique par la suite.
Lithographie intitulée « Le Dernier voyage d'Henry Hudson ». Après la mutinerie de son équipage, Hudson fut abandonné à la dérive avec son fils et six autres marins, personne ne sait ce qui advint de l'explorateur britannique par la suite.
Le matin du 22 juin 1611, le capitaine Henry Hudson émergea de sa cabine à bord du Discovery. Le navire de cinquante-cinq tonnes venait à peine de se libérer des glaces hivernales qui recouvraient l'extrémité sud de l'immense baie qui porterait un jour son nom.
Son navire de nouveau à flot, Hudson devait désormais décider de leur prochaine destination. Allait-il poursuivre sa quête d'un passage du Nord-Ouest reliant l'Atlantique au Pacifique, dont il était sûr de l'existence par-delà cette cruelle banquise ? Ou allait-il admettre avoir à nouveau échoué, la quatrième fois en autant d'années, et ordonner à ses hommes affamés de faire route vers l'Angleterre pour retrouver leurs familles ?
La mutinerie de son équipage ne lui laissa pas le temps de prendre cette décision.
Lorsque Hudson gagna le pont du Discovery ce matin-là, les mutins l'attendaient de pied ferme. Deux d'entre eux se mirent en travers de son chemin pendant que William Wilson, pourtant promu au grade de bosco à mi-voyage par le capitaine, se glissa derrière ce dernier pour lui attacher les mains. Quand Hudson s'enquît de leur plan, ils lui répondirent qu'il le devinerait bien assez tôt, dès qu'il serait dans la chaloupe, la petite embarcation utilisée par les marins pour rejoindre la terre ferme.
Les mutins installèrent également de force dans la chaloupe le fils adolescent d'Hudson, John, ainsi que les « pauvres hommes malades et éclopés », comme le raconta plus tard un survivant de l'équipage, Abacuk Pricket, dans un récit publié en 1625. Deux alliés du capitaine, le charpentier et le quartier-maître, allèrent eux aussi prendre place dans l'embarcation. L'adroit charpentier demanda aux révoltés de leur laisser la caisse contenant ses outils, ainsi qu'un « fusil, de la poudre et des balles, quelques pics et un pot de fer, un peu de farine et d'autres choses. »
Tout cet attirail n'allait pas leur permettre de survivre bien longtemps.
Les insurgés coupèrent ensuite la corde qui reliait la chaloupe au navire. Certains d'entre eux s'abandonnèrent au « pillage, brisant les coffres et fouillant chaque recoin du navire ». Lorsqu'ils virent que la chaloupe tentait de les suivre, ils se dépêchèrent de « dérouler la grand-voile, puis les huniers » afin de prendre la fuite, raconte Pricket, comme « s'ils fuyaient un ennemi ». Après cela, « nous ne vîmes plus la chaloupe, plus jamais. »
Nous ne savons rien du destin réservé à Hudson et ses huit compagnons d'infortune, tout comme nous ne savons pas ce qui poussa les mutins à agir de la sorte. Une chose est sûre, ils partirent vingt-trois à bord du Discovery le 10 avril 1610 et ne revinrent que huit. À deux exceptions notables, tout ce que nous savons sur les événements survenus à bord de ce navire, nous l'avons appris du témoignage de ces huit survivants, dont quatre furent par la suite accusés du meurtre de leur capitaine.
ÉCHECS EN SÉRIE
Lorsque la silhouette d'Hudson s'évapora entre les floes de glace de la baie éponyme, les Espagnols avaient déjà établi la colonie de Saint Augustine en Floride, les Britanniques venaient de fonder Jamestown en Virginie et les Français achevaient la construction d'un avant-poste de la traite de fourrures qu'ils baptisèrent Québec. Pourtant, aux yeux de nombreux marchands européens, l'Amérique du Nord n'était qu'un obstacle vers des échanges autrement plus lucratifs avec « Cathay », la Chine, et les « îles aux épices », ou l'Indonésie. Les pays du Vieux Continent cherchaient un accès par le nord à l'océan Pacifique et la course pour le trouver faisait rage, la Grande-Bretagne et les Pays-Bas en tête avec leur nouvelle Compagnie des Indes orientales.
Connaissant l'Atlantique Nord bien mieux que la plupart des marins européens, Hudson s’est employé à trouver ce passage à quatre reprises. Par trois fois il mit le cap au nord-est, pensant contourner la Russie pour atteindre la Chine. Par trois fois il fut pris dans la glace, mais pas avant d'avoir atteint le 80e parallèle lors de son premier voyage, bien plus au nord que n'importe quel Européen ne parviendrait à la voile avant deux siècles encore.

« Discovery of the Hudson River », peint au 19e siècle par l'artiste américain Albert Bierstadt. Réalisé longtemps après le passage d'Henry Hudson sur le fleuve qui porte aujourd'hui son nom, ce tableau nous montre le navire de l'explorateur accueilli par un groupe d'autochtones des Amériques. L'arc-en-ciel est un élément symbolique typique des œuvres de Bierstadt.
« Discovery of the Hudson River », peint au 19e siècle par l'artiste américain Albert Bierstadt. Réalisé longtemps après le passage d'Henry Hudson sur le fleuve qui porte aujourd'hui son nom, ce tableau nous montre le navire de l'explorateur accueilli par un groupe d'autochtones des Amériques. L'arc-en-ciel est un élément symbolique typique des œuvres de Bierstadt.
Lors de sa troisième tentative, de nouveau piégé dans la glace et conscient de la rumeur qui enflait parmi ses hommes, Hudson leur proposa un choix. Ils pouvaient soit chercher un passage par le détroit de Davis sur la côte ouest du Groenland, soit suivre une piste suggérée par un ami, le capitaine John Smith, chef de la colonie de Jamestown, concernant l'existence d'un passage juste au nord de la Virginie. Désireux d'échapper au froid, l'équipage prit la route du sud-ouest vers l'Amérique du Nord, pour devenir les premiers Européens à naviguer sur le vaste cours d'eau qui porterait un jour le nom de fleuve Hudson.
Malgré cela, l'expédition fut à nouveau considérée comme un échec. L'embouchure du fleuve avait beau être large et profonde, la coque du monstre des mers se rapprochait dangereusement du fond à mesure qu'il approchait de l'actuelle ville d'Albany. Hudson avait encore échoué dans sa quête de l’insaisissable passage.
LE DÉSESPOIR D'UN CAPITAINE
Si nous savons comment se sont déroulés les trois premiers voyages d'Hudson, c'est parce que, pour chacun d'entre eux, le navigateur tenait un journal ou déléguait la tâche à l'un de ses officiers. Pour la quatrième expédition, le journal d'Hudson prend fin près d'un an avant la mutinerie ; et même pour cette petite partie du voyage, il manque des pages.
Hudson indique dans son journal que le Discovery quitta Londres le 17 avril 1610. Le 11 mai, il avait atteint l'Islande. Le 3 juin, il croisait ses premières glaces. Le 24 juin, il emprunta le détroit qui mène à la baie d'Hudson. Fin juillet, le navire entrait dans la baie, qualifiée par Hudson de mer la plus vaste qu'ils avaient aperçue depuis leur départ d'Angleterre. Le 3 août, il écrivait : « À midi, je situais le navire à 61 degrés, 20 minutes, avec une mer qui s'étend à l'Ouest ». Ce seront ses derniers mots dans le journal.
Le reste de nos connaissances provient principalement du récit de Pricket. Bien qu'affaibli au moment de la mutinerie, il ne fut pas abandonné dans la chaloupe avec les autres malades et éclopés. Il prétendit ne pas avoir pris part à la mutinerie : « Je les ai suppliés à genoux de faire preuve d'humanité, pour l'amour de Dieu, et de les traiter comme ils auraient aimé qu'on les traite. » Si son témoignage dit vrai, ce dont même son éditeur semble douter, Pricket fut probablement épargné car il était le serviteur de l'un des principaux mécènes de l'expédition.
D'après Pricket, les tensions couvaient déjà à bord du Discovery bien avant la mutinerie. Dans le détroit, la glace avait entravé si inlassablement la progression du navire que leur capitaine était « en proie au désespoir ». Hudson avait laissé à ses matelots le choix de continuer ou non, mais « après de longs échanges qui ne menèrent nulle part, les hommes furent rappelés à leur devoir pour se sortir de cette situation et libérer le navire. » La glace pressait si fort contre la coque qu'ils avaient dû écourter leur conversation. Pricket remarqua de manière inquiétante que certains « avaient eu des mots, qui referaient surface quelque temps plus tard. »
Lorsque le navire se libéra finalement de la glace, poursuit Pricket, Hudson se souciait plus de trouver le passage du Nord-Ouest que d'assurer le ravitaillement de leurs réserves de nourriture. Envoyé à terre pour scruter les environs, Pricket mena un groupe jusqu'au sommet d'une colline. Les hommes ne manquèrent pas de remarquer les chevreuils et les oiseaux migrateurs, ainsi que l'oseille et l'herbe au scorbut, le nom donné par les marins à la cochléaire, une plante riche en vitamine C qui permet de prévenir l'apparition de la maladie.
Ils aperçurent également des structures en pierre d'origine humaine dans lesquelles étaient entreposées des carcasses d'oiseaux. Le peuple qui habitait cette région, dont ils n'avaient pas encore croisé le chemin, utilisait clairement cette prairie verdoyante comme terrain de chasse. Pourtant, lorsque le détachement retourna auprès du capitaine en lui faisant part de leurs appétissantes découvertes, celui-ci refusa de rester une journée de plus, un refus qui allait laisser une pointe d'amertume dans le cœur des matelots.
Pricket attribuait la majeure partie des conflits à bord du Discovery à deux membres de l'équipage, ironiquement les deux hommes qui semblaient les plus proches d'Hudson, en dehors de son propre fils. Robert Juet était un lieutenant du capitaine pendant trois de ses voyages, y compris celui-ci, alors que Henry Greene était l'un des domestiques des Hudson à Londres. Le jeune Greene avait, « par sa débauche et ses paroles, perdu la confiance de tous ses amis », écrivait Pricket ; Hudson lui aurait proposé un poste sans solde à bord pour sa plume. Il n'existe à ce jour aucune trace des écrits de Greene.
Cependant, Greene avait un caractère explosif. En Islande, il s'était battu avec le chirurgien de l'expédition, ce qui avait « mis toute la compagnie en colère », car il fallut persuader le chirurgien de poursuivre le voyage. Peu de temps après, Juet déclara sous l'emprise de l'alcool que le capitaine avait recruté Greene pour s’en prendre à tous ceux qui oseraient lui nuire ; en d’autres termes, pour espionner l'équipage.
Lorsque les déclarations de Juet arrivèrent aux oreilles d'Hudson, il était si fou de rage qu'il menaça de le débarquer en Islande. Plus tard, Hudson démit Juet de ses fonctions, en suspendant sa paie. Il promut Robert Bylot au poste de lieutenant et William Wilson à celui de bosco, une décision qui allait envenimer la relation entre Hudson et Juet.
Greene resta l'allié d'Hudson jusqu'à la mort du canonnier John Williams au mois de novembre, alors que l'équipage se préparait à hiverner au creux de la baie James, à l'extrémité sud de la baie Hudson. Ce ne fut pas la mort de Williams à elle seule, pour laquelle Pricket ne fait état d'aucune cause particulière, qui causa la rupture, mais plutôt la distribution de ses effets personnels par la suite, notamment celle d'une épaisse cape en tissu gris.
Greene avait supplié Hudson de la lui céder et ce dernier avait accepté, mais c'était avant que Greene ne provoque sa colère en se rendant à terre avec le charpentier, qui avait désobéi à l'ordre du capitaine de construire un abri en prétextant la rudesse de l’hiver. Le capitaine avait alors repris la cape pour la donner à son lieutenant, Robert Bylot, en accablant Greene d'une pluie de médisances. Dès lors, Greene s'opposa à Hudson. « Animé par le diable, écrivit Pricket, Greene ne recula devant aucun effort pour nuire à la réputation du capitaine et fomenter son expulsion du navire ainsi que celle de tant d'autres honnêtes hommes. »
Sous la pression de la navigation entre les fragments de glace, les petites disputes devenaient de sérieuses querelles et le long hivernage marqué par la faim continua d'exacerber les tensions. Pricket ne rapporta quasiment rien de cet hivernage, hormis qu'il « fut si froid que la majorité de l'équipage n'en sortit pas indemne », à commencer par lui-même.
DU SANG ET DES SECRETS
En juin 1611, le dégel du printemps trouva l'équipage du Discovery vivant, mais affamé. Ils avaient bien du mal à pêcher suffisamment de poissons pour satisfaire « autant de ventres vides ». Hudson distribua ce qu'il présentait comme la dernière ration de pain et de fromage, puis ordonna la fouille du navire à la recherche de réserves secrètes de pain, qui aboutit à la découverte de « trente miches dans un sac ».
Dans son témoignage, Pricket laisse entendre qu'Hudson avait connaissance de la cachette et se demande pourquoi « il n'avait pas révélé le méfait dès le départ », avant que la faim de l'équipage ne devienne si ardue qu'elle transforme leurs pensées en mutinerie. Désormais, il était trop tard.
La nuit du 21 juin, Greene et Wilson se glissèrent dans la cabine de Pricket pour lui annoncer leur ambition d'abandonner Hudson et les matelots malades. « Ils n'avaient rien mangé depuis trois jours », lui firent remarquer les insurgés, et Hudson ne semblait pas pressé de regagner l'Angleterre. Rien ne pouvait être pire que leur situation actuelle. Lorsque Pricket les exhorta à considérer les conséquences de leur plan, Greene lui répondit qu'il préférait être pendu sur leur terre natale que mort de faim à l'étranger.
Les mutins mirent leur plan à exécution.
Par la suite, après avoir fouillé le navire de fond en comble, ils trouvèrent de la farine, du beurre, du porc et des pois dans la cale ainsi que 200 biscuits, encore de la farine et de la bière dans les quartiers du capitaine. À en croire Pricket, Hudson aurait donc caché de la nourriture.
Seize mois plus tard, lorsque le Discovery retrouva son Angleterre natale, Greene, Wilson et Juet ne comptaient plus parmi les huit survivants.
Le 24 octobre 1611, l'institution britannique responsable de la sécurité de la navigation et des marins, Trinity House, ouvrit une enquête. La perquisition du navire avait révélé un pont et des vêtements entachés de sang, ainsi qu'une note dissimulée dans le bureau de Thomas Wydowse, l'un des matelots expulsés du navire.
Les maîtres de Trinity House interrogèrent l'ensemble des survivants, qui reprirent en chœur le témoignage de Pricket. Hudson avait caché de la nourriture, racontaient-ils, et la distribuait à ses favoris. Greene et Wilson avaient pris la tête de la mutinerie, rejoints ensuite par Juet. Les trois hommes avaient commodément trouvé la mort pendant le voyage retour : Greene et Wilson tués dans une embuscade tendue par des Inuits, avec deux autres hommes, et Juet mort de faim. L'institution se déclara satisfaite de leurs explications.
Plus de cinq ans plus tard, en 1617, la Haute Cour de l'Amirauté lança sa propre enquête. Pricket expliqua à la cour que le sang des taches était celui des hommes tués dans l'attaque des Inuits ; il affirma qu'aucun des marins abandonnés à leur sort n'avait été malmené avant de rejoindre la chaloupe.
Le reste de l'équipage fit un témoignage similaire. Plusieurs d'entre eux confièrent n'avoir décelé aucun signe de la mutinerie avant qu'elle n'éclate, mais la note laissée par Wydowse les contredisait. Dans cette lettre, il décrit une réunion convoquée par Hudson le 10 septembre 1610, au cours de laquelle un si grand nombre de matelots attesta des « paroles évocatrices d'une mutinerie » tenues par Juet que le capitaine n'eut d'autre choix que de le démettre de ses fonctions, un incident que Pricket se contente d'évoquer brièvement dans son témoignage. L'événement avait pourtant fait si forte impression sur Wydowse qu'il avait choisi de le consigner et d'en cacher la note, peut-être par crainte, ou peut-être pour s'assurer qu'un autre la retrouve.
La Haute Cour ne fut pas aussi facile à convaincre que Trinity House. Dans l'année qui suivit, quatre des survivants, à savoir Pricket, Bennet Mathews, Francis Clemens et le chirurgien Edward Wilson furent accusés de meurtre. Ils plaidèrent non coupables et furent acquittés.
Hudson et ses compagnons d'infortune ont-ils pu survivre ? Dans son livre Fatal Journey: The Final Expedition of Henry Hudson, l'historien Peter C. Mancall soutient qu'ils auraient pu tenir au moins jusqu'à l'hiver, peut-être même plus avec l'aide des tribus cries locales. La région de la baie d'Hudson était « généreuse avec ceux qui savaient y chasser et y pêcher », écrit Mancall. La langue crie distingue plus de 200 espèces d'oiseaux, toutes établies dans les environs, et les eaux de la baie grouillaient de poissons lorsqu'elles n'étaient pas couvertes de glace. Par ailleurs, lors de ses précédents voyages, Hudson « avait démontré qu'il avait tout d'un survivant. »
Le destin du capitaine et de sa dernière escorte a donné lieu à de nombreuses légendes, notamment au sujet du jeune John Hudson. Certains le disaient adopté par les Cris, d'autres prétendaient qu'il aurait fait route vers le sud pour rencontrer l'explorateur Samuel Champlain en Nouvelle-France. Vers la fin des années 1950, des ouvriers travaillant sur un chantier près de Deep River, en Ontario, à plus de 800 kilomètres de la baie Hudson, ont découvert un rocher portant l'inscription « HH 1612 Captive », mais il s'agissait probablement d'un faux. Une expédition lancée en 1990 sur la piste d'une histoire orale crie évoquant « la tombe d'un jeune homme anglais » sur la côte est de la baie James ne donna pas plus de résultats.
L’issue la plus probable de la dernière épopée d'Henry Hudson implique une petite île de la baie James. Là, en 1671, l'équipage d'une nouvelle mission tomba sur « un ancien wigwam qui n'était pas l'œuvre des Indiens » et supposa qu'il s'agissait du « lieu où le pauvre Hudson avait fini ses jours ». Ils découvrirent également des ossements sur une île voisine, mais ils appartenaient probablement aux hommes d'une expédition ultérieure à Hudson.
Même si le récit des matelots se garde de révéler le nom de l'île, la mémoire d'Hudson n’en reste pas moins immortalisée dans le nom du détroit, de la baie et du fleuve sur lesquels il fut le premier Européen à hisser les voiles.
Rachel Hartigan est l'autrice de Lost: Amelia Earhart's Three Mysterious Deaths and One Extraordinary Life.
Cet article a initialement paru sur le site nationalgeographic.com en langue anglaise.
