La présidentielle américaine vue par les photographes National Geographic

Après l'annonce de la victoire de Joe Biden et Kamala Harris aux élections présidentielles, les États-Unis sont divisés entre célébration et protestation.

Publication 9 nov. 2020 à 17:44 CET
L'étreinte dont les États-Unis ont besoin : sur les marches du capitole de l'État du Michigan, à ...

L'étreinte dont les États-Unis ont besoin : sur les marches du capitole de l'État du Michigan, à Lansing, alors que la foule proteste bruyamment au sujet du décompte des votes, un partisan du président sortant Donald Trump, Kevin Skinner, prend dans ses bras un dénommé Marvin F.,  membre du mouvement Black Lives Matter.

Photographie de David Guttenfelder, National Geographic

Une vague de joie a subitement inondé les États-Unis samedi dernier alors que Joe Biden s'assurait un nombre suffisant de grands électeurs pour être déclaré 46e président du pays. Émus par l'annonce de sa victoire proclamée par différentes organisations samedi matin alors que le nombre de grands électeurs remportés par Biden venait tout juste de dépasser les 270 nécessaires pour gagner, de nombreux citoyens sont descendus dans la rue pour danser, klaxonner ou faire résonner poêles et casseroles.

À travers ces célébrations spontanées, c'est une nouvelle ère de la présidence des États-Unis qui est acclamée par les électeurs. À Washington, plusieurs milliers de citoyens se sont réunis sur la Black Lives Matter Plaza, non loin de la Maison-Blanche, à l'endroit même où des manifestants pacifiques étaient aspergés de gaz lacrymogène plus tôt cet été. Cinq mois plus tard, la foule sable le champagne, brandit des pancartes « You're fired! » et reprend à l'unisson des classiques de la musique américaine. « Sweet Caroline, good times never seemed so good! », fredonnent-ils en chœur.

Les festivités se sont poursuivies à Philadelphie, Detroit, Milwaukee et Atlanta, autant de villes qui ont contribué à propulser Biden et sa vice-présidente, la sénatrice Kamala Harris, vers la victoire.

L'ambiance était autrement plus sombre dans certains États clés où le dépouillement des bulletins n'était toujours pas terminé samedi. De nombreux partisans du président Donald Trump et le président lui-même ne sont toujours pas prêts à accepter les résultats de l'élection.

Des milliers de personnes se sont ainsi rassemblées devant les capitoles des différents états afin de protester contre ce que le président sortant qualifiait d'élection frauduleuse. À Lansing, dans le Michigan, une dispute a éclaté devant le capitole entre manifestants et contre-manifestants, certains armés et d'autres en tenue coloniale.

Avec plus de 74 millions de voix en sa faveur, le président élu Joe Biden a reçu plus de votes que tout autre candidat à l'élection présidentielle de l'histoire des États-Unis. La semaine dernière, nos photographes ont été témoins de la participation des Américains à cette élection sans précédent.

National Geographic a dépêché huit photographes sur le terrain pour suivre la semaine électorale : Andrea Bruce en Caroline du Nord, Christopher Gregory-Rivera en Floride, Greg Kahn et Jared Soares à Washington, David Guttenfelder dans le Wisconsin et Natalie Keyssar en Pennsylvanie. Les photographes Graham Dickie et Stephanie Mei-Ling ont quant à eux couvert la grande participation des électeurs du Texas et le vote anticipé des New-Yorkais.

Cet article a initialement paru sur le site nationalgeographic.com en langue anglaise.

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