Cet homme se laisse mordre par des serpents au nom de la science

Cobras, mambas, vipères, taïpans, serpents à sonnette et bongares mortels… Tim Friede a été mordu par des serpents venimeux à plus de 200 reprises et, presque à chaque fois, c'était volontaire.

De DOMINIC BLISS
Publication 1 juin 2022, 11:43 CEST
Tim Friede est directeur de l’herpétologie pour Centivax, qui tente de produire un antivenin universel pour tous ...

Tim Friede est directeur de l’herpétologie pour Centivax, qui tente de produire un antivenin universel pour tous les serpents les plus mortels du monde. Il a été mordu par des serpents venimeux plus de 200 fois, et a reçu des doses de venin plus de 500 fois.

PHOTOGRAPHIE DE Centivax

Pour créer un antivenin universel destiné à sauver les humains des morsures de serpents dans le monde entier, un immunologiste s'est allié avec un homme qui a volontairement reçu des centaines de doses de venins mortels. Tim Friede a été mordu par des serpents venimeux à plus de 200 reprises et, presque à chaque fois, il l’a voulu. Cobras, mambas, vipères, taïpans, serpents à sonnette et bongares mortels… il s’est volontairement offert aux crochets de tous ces reptiles, sollicitant ce qui pourrait être une morsure potentiellement fatale de certains des animaux les plus redoutés de la planète.

Friede, un ancien mécanicien de 53 ans originaire du Wisconsin, est aujourd’hui directeur de l’herpétologie pour l’entreprise californienne de recherche sur les vaccins Centivax, qui tente de produire un antivenin universel pour tous les serpents les plus mortels du monde. Mais lorsqu’il a commencé cet étrange passe-temps, il n’était qu’un collectionneur amateur de serpents. Lorsqu’il était au lycée, il parcourait la campagne du Wisconsin à la recherche de couleuvres, qui ne sont que légèrement toxiques. Avec le temps, cela l’a conduit à prendre des serpents beaucoup plus venimeux comme animaux de compagnie et à les garder dans des vivariums, chez lui. Cobras, mambas, taïpans, serpents à sonnette… Au grand dam de ses parents, sa collection n’a cessé de croître.

Constamment exposé à des risques d’envenimation, Friede a réalisé qu’il lui fallait, d’une manière ou d’une autre, développer une certaine immunité. Sa théorie était que, en poussant son corps à produire des anticorps en réponse aux toxines, il pourrait être physiquement plus à-même de faire face à une future morsure. Il a donc commencé à extraire les venins de ses serpents de compagnie et à se les injecter à plusieurs reprises. Il a pris soin de les diluer, tout comme le font les fabricants commerciaux lorsqu’ils extraient des anticorps de chevaux ou de moutons pour produire des antivenins. « C’était difficile parce qu’aucun livre n’existe sur le sujet », raconte-t-il à National Geographic (UK). « Je me suis donc débrouillé en prenant beaucoup de notes et de photos. »

 

PLUS DE 700 ENVENIMATIONS

C’est en 2001 que Friede a reçu sa première morsure potentiellement mortelle, mais ce n’était pas intentionnel. Alors qu’il était chez lui, dans le Wisconsin, et qu’il extrayait le venin de son cobra égyptien de compagnie, le reptile s’est retourné et lui a mordu le doigt. Déjà doté d’une certaine immunité, Friede a été peu affecté. Mais à peine une heure plus tard, il était en train de manipuler un cobra à monocle lorsque celui-ci s’est élancé et a planté ses crochets dans son biceps droit.

« Deux morsures de cobra, l’une après l’autre, en l’espace d’une heure », se souvient Friede. « J’ai fait un arrêt cardiaque. Ce n’était pas drôle. J’avais assez d’immunité pour une morsure, mais pas pour deux. Je me suis complètement planté sur ce coup. »

À l'époque où il n'était qu'un simple amateur de serpents qui étudiait les réactions du corps humain aux venins, les vidéos controversées de Tim Friede sur l'envenimation ont suscité un vif intérêt sur YouTube. Les expériences (et la survie) de l'homme, qui insistait sur le fait que sa quête avait pour but d'aider ses semblables, ont attiré l'attention de l'immunologiste Jacob Glanville, qui a décidé de l'aider à réaliser son ambition de devenir un réservoir humain pour la recherche sur les antivenins.

PHOTOGRAPHIE DE Tim Friede

Transporté en urgence à l’hôpital par sa femme et son voisin, il est resté quatre jours dans le coma. Après avoir repris connaissance, il a réalisé que l’auto-envenimation était une activité qu’il devait soit abandonner, soit perfectionner. « J’ai choisi la deuxième option. »

Et c’est bien ce qu’il a fait. Au cours des dix-sept années suivantes, il a régulièrement mélangé ses fluides corporels avec ceux de toute une série de serpents exotiques. En plus des 200 morsures directes, environ 500 doses supplémentaires lui ont été administrées par aiguille hypodermique. Parmi les venins les plus toxiques, il a notamment reçu ceux des taïpans côtiers, des cobras d’eau, des cobras égyptiens, des crotales diamantins, des crotales de Mojave, des quatre espèces de mambas et de divers bongares. « Je voulais prendre les pires serpents de la planète et les battre », se souvient-il.

 

DOULOUREUX, MAIS UTILE

En général, lorsqu’un serpent mord, du venin liquide est injecté dans la chair de sa victime le long de rainures dans les crochets, ou à travers les crochets qui sont creux. Et c’est douloureux. « Presque chaque morsure est douloureuse », dit Friede, qui offre généralement ses avant-bras aux reptiles. « Comme une piqûre d’abeille multipliée par cent. »

Cependant, il insiste sur le fait qu’il n’a jamais été motivé par un quelconque plaisir apporté par la douleur. Tout cela faisait plutôt partie d’une expérience scientifique visant à découvrir s’il pouvait, par le biais de son propre système immunitaire, vaincre certains des animaux les plus toxiques de la nature et, par la même occasion, aider les autres êtres humains.

« Je n’ai jamais fait ça pour être un dur à cuire et faire des vidéos sur YouTube », explique-t-il. Des centaines de milliers de personnes ont toutefois vu ses vidéos postées sur les réseaux sociaux le montrant en train de se laisser mordre par des serpents.

Une échide dans un habitat de dunes de sable à Jaisalmer, Rajasthan, Inde.

PHOTOGRAPHIE DE AWE_SOM_ / ALAMY

La publicité qui en a résulté l’a fait connaître à l’ingénieur en immunologie Jacob Glanville, le cerveau de Centivax. Glanville, lui aussi américain, a grandi dans les années 1990 dans un village assez isolé du Guatemala pendant la guerre civile de ce pays, où il a vu les habitants, privés de médicaments, souffrir inutilement de diverses maladies. Il a ensuite étudié l’immunogénétique et la biologie computationnelle à l’université de Californie, à Berkeley, et l’immunologie computationnelle à l’université de Stanford.

Aujourd’hui, grâce à son travail avec Centivax, il espère un jour débarrasser le monde des effets des agents pathogènes. Le venin de serpent est en haut de sa liste. Avec Freide, et les précieux anticorps contenus dans son sang, Glanville travaille à la production de son antivenin universel.

Il est difficile de déterminer avec précision quelles sont les espèces de serpents les plus venimeuses au monde. Selon l’Australian Venom Research Unit, en termes de venin réel, le plus toxique de tous est celui du taïpan du désert (Oxyuranus microlepidotus), qui habite le centre-est de l’Australie. Il contient un mélange de toxines qui affecte le sang, les muscles et le système nerveux.

Le Journal of Herpetology prévient qu’une seule morsure contient suffisamment de toxine pour tuer au moins 100 humains adultes. Heureusement, l’animal est plutôt reclus et vit dans des régions arides où les humains ne le rencontrent que rarement.

Plusieurs espèces de serpents de mer de l’Indo-Pacifique sont presque aussi toxiques, telles que Aipysurus duboisii, le pélamide bicolore ou encore Hydrophis peronii. Là encore, comme ils ne se mêlent que rarement aux humains, ils causent rarement de décès. D’autres espèces sont moins venimeuses mais, pour diverses raisons, tuent plus régulièrement.

Une jeune victime de morsure de serpent est traitée dans une clinique rurale en Guinée. Dans les zones agricoles où l'infrastructure est pauvre, il peut être difficile d'amener une victime dans une structure médicale spécialisée comme celle-ci, tout comme peut l'être le stockage des antivenins, dont la plupart doivent être réfrigérés. La plupart des victimes de morsures de serpent sont des ouvriers agricoles pauvres travaillant dans des zones reculées. 

PHOTOGRAPHIE DE Thomas Nicolon

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) estime que 5,4 millions de personnes sont mordues par des serpents chaque année, et que jusqu’à 2,7 millions d’entre elles sont envenimées. Entre 81 000 et 138 000 personnes succombent à ces morsures, et jusqu’à 400 000 personnes sont amputées d’un membre ou souffrent d’autres handicaps permanents. Les régions tropicales et subtropicales d’Afrique, d’Asie et d’Amérique latine sont les plus touchées. Les travailleurs agricoles, mais aussi les jeunes enfants en raison de leur masse corporelle plus faible, sont les plus exposés au risque de décès. Le manque de chaussures rend les travailleurs ruraux pauvres particulièrement vulnérables.

Et il est possible que de nombreuses autres victimes ne soient pas signalées. Selon l’Organisation africaine de la santé, cela s’explique par le fait que « les victimes se font soigner par des sources non médicales ou n’ont pas accès aux soins de santé. »

 

LE DANGER POUR LES HUMAINS

Environ 600 espèces de serpents venimeux rampent actuellement sur notre planète, mais seuls une dizaine de groupes d’espèces sont responsables de la plupart des décès et des handicaps dus aux morsures de serpents chez les êtres humains. Comme l’avertit l’OMS, certains se trouvent à proximité des agriculteurs qui n’ont pas de chaussures adéquates à leur disposition. D’autres sont plus agressives, ou délivrent leur venin plus efficacement, ou en quantités suffisamment importantes pour tuer des humains.

Si l’on tient compte de ces facteurs, statistiquement, les serpents les plus mortels sont le mamba noir, le taïpan côtier, le cobra indien, le bongare indien, la vipère de Russell et l’échide carénée. Cette dernière, dont le nom scientifique est Echis carinatus, vit au Moyen-Orient et en Asie centrale, notamment dans le sous-continent indien, et est considérée par de nombreux herpétologistes comme la plus grande tueuse d’êtres humains. Relativement petite, ne dépassant généralement pas les 60 centimètres, elle est discrète mais extrêmement agressive. Elle se tient en forme de spirale, et place sa tête au centre, de sorte que lorsqu’elle frappe, elle s’élance comme un ressort.

Une étude universitaire menée en 2020 a révélé que, rien qu’en Inde, 58 000 personnes meurent chaque année de morsures de serpent et, dans la plupart des cas, l’échide carénée est la coupable.

Un herpétologiste britannique connaît bien cette créature mortelle : le professeur Nicholas Casewell, directeur du Centre de recherche et d’intervention sur les morsures de serpent de la Liverpool School of Tropical Medicine, au Royaume-Uni. Créé au début des années 1980, le centre abrite aujourd’hui 200 serpents venimeux d’une cinquantaine d’espèces différentes et constitue le plus grand herpétarium du pays.

L'herpétologiste principal Paul Rowley remet un cobra (Naja annulifera) dans son terrarium à l'herpétarium de la Liverpool School of Tropical Medicine. Le poste de Rowley lui permet de manipuler et d'extraire le venin de la collection la plus diversifiée de serpents venimeux du Royaume-Uni. Le site de recherche est accrédité et contrôlé par le ministère de l'Intérieur du Royaume-Uni.

PHOTOGRAPHIE DE BENJAMIN GILBERT / WELLCOME TRUST / LIVERPOOL SCHOOL OF TROPICAL MEDICINE

« Les échides carénées sont petites et ont l’air plutôt inoffensives », a-t-il déclaré à National Geographic (UK). « Leur groupe de serpents tue plus de personnes dans le monde que tout autre groupe de serpents. Ce n’est pas la toxicité de leur venin, c’est plutôt un problème socio-économique car elles habitent des régions où les habitants travaillent dans l’agriculture, généralement sans chaussures ni gants de protection, et elles mordent un très grand nombre de personnes. »

« En raison des retards et des difficultés d’accès à des soins et à des traitements efficaces dans ces régions du monde, un très grand nombre de personnes meurent de ces morsures. Il faut souvent plusieurs heures ou plusieurs jours à une victime pour pouvoir se rendre dans un centre de soins approprié. Il arrive qu’elle se tourne d’abord vers les médecines traditionnelles. Ou bien elle peut être transférée dans un autre établissement de santé parce qu’il n’y a pas de personnel ou de médicaments pour la soigner. Souvent, ces victimes meurent dans les transports entre les hôpitaux. »

En revanche, au Royaume-Uni, le seul serpent venimeux est la vipère péliade, et de nombreux antivenins sont disponibles pour lutter contre ses morsures. Bien que, en raison des complications possibles, sa morsure reste à éviter à tout prix, le dernier Britannique à avoir succombé à une morsure de vipère était un petit garçon de cinq ans, en 1975.

Le tout premier antidote pour les morsures de serpents destiné aux humains dans le monde a été produit par le médecin français Albert Calmette en 1895, et la science médicale a relativement peu progressé depuis lors. Les antivenins sont toujours fabriqués en immunisant des animaux donneurs tels que des chevaux, des moutons ou des chameaux avec des venins de serpents avant de récolter et de purifier les anticorps de leur plasma afin de créer un sérum.

Cette méthode traditionnelle n’est pas sans défaut. Christiane Berger-Schaffitzel, professeure de biochimie à l’université de Bristol qui travaille également sur le traitement des morsures de serpent, a expliqué à nos confrères anglais de National Geographic que les anticorps provenant d’autres mammifères présentent des risques de zoonose. Et comme les anticorps du venin de serpent présents dans leur sang sont très dilués, les humains ont souvent besoin de recevoir d’énormes quantités de sérum, ce qui risque de provoquer des effets secondaires qui peuvent être mortels. « On développe une réaction immunitaire contre ces anticorps », explique Berger-Schaffitzel. « Le sérum est reconnu comme un anticorps de cheval. Il n’est pas censé être injecté à l’être humain. »

 

LES OBJECTIFS

Chez Centivax, avec leur antivenin universel tant rêvé, Glanville et Friede souhaitent révolutionner ces méthodes dépassées. En utilisant les anticorps de Friede, ils espèrent cibler les sites de liaison aux protéines communs aux serpents les plus mortels. L’un des anticorps de Friede, qu’ils ont baptisé Centi-LNX-D9, présente un intérêt tout particulier. Lors d’expériences menées sur des souris de laboratoire, il a « fourni une protection complète et largement neutralisante contre le venin entier du cobra à monocle, du mamba noir, du tricot rayé jaune, du cobra égyptien, du cobra du Cap, du cobra indien et du cobra royal ».

Des échantillons d'antigènes de divers venins de serpents reposent sur de la glace dans le laboratoire de Centivax. Le laboratoire espère que l'expérimentation continue de Tim Friede sur son propre corps pourra permettre de mieux comprendre les réponses immunitaires humaines associées aux morsures de serpents - et, surtout, un meilleur traitement pour les victimes n'ayant pas accès à des soins rapides.

PHOTOGRAPHIE DE Centivax

Glanville estime qu’il procédera à des essais d’antivenins universels sur l’homme d’ici deux ans. Il espère, dans un monde idéal, pouvoir mettre un produit sur le marché trois ans plus tard. Il pourrait se présenter sous la forme de seringues prêtes à l’emploi qui pourraient être conservées à température ambiante dans les cliniques médicales sur le terrain.

« Les hôpitaux pourront être éloignés des victimes », ajoute-t-il. « Mais chaque village aura une clinique médicale, souvent juste une pièce dans la façade de la maison de quelqu’un. Si quelqu’un se fait mordre, il faudra qu’un coureur sorte et lui administre l’anti-venin. »

De nombreux autres centres de recherche dans le monde poursuivent des objectifs similaires. L’un des principaux organismes de financement dans ce domaine est le Wellcome Trust, basé à Londres. Le Dr. Diogo Martins y dirige les recherches sur les morsures de serpent. Il indique que deux centres britanniques font des progrès dans la production d’antivenins : le premier est le Centre de recherche et d’intervention sur les morsures de serpent de Liverpool (déjà mentionné), et le second est une entreprise du Camarthenshire, appelée MicroPharm, qui cible les serpents les plus dangereux d’Afrique subsaharienne et du Moyen-Orient.

Parmi les autres centres de recherche cités : l’Instituto Clodomiro Picado, qui fait partie de l’université du Costa Rica, l’Instituto Butantan, dans la ville brésilienne de Sao Paulo, Ophirex, en Californie, et le Queen Saovabha Memorial Institute, à Bangkok.

Alors que la technologie des antivenins actuelle est vieille de plus de 120 ans et que 138 000 personnes meurent chaque année, pourquoi cette menace mortelle n’a-t-elle pas encore été éradiquée ?

« La plupart de ces personnes sont pauvres », répond Glanville, soulignant que les morsures de serpent sont principalement un problème des pays en développement. « C’est un problème financier. La plupart des maladies tropicales négligées sont considérées comme moins rentables que d’autres domaines tels que le cancer ou les maladies neurodégénératives qui tuent beaucoup de personnes riches, qui seraient prêtes à payer beaucoup plus cher pour les éradiquer. »

Diogo Martins est du même avis. « Les serpents existeront toujours. Nous ne pouvons pas, nous ne voulons pas, éliminer les serpents », dit-il. Selon lui, les gouvernements devraient financer les traitements antivenimeux de manière plus constante, mais il est conscient qu’il ne s’agit pas d’une politique susceptible de faire gagner des voix. De plus, les communautés rurales qui souffrent le plus sont souvent les moins écoutées par les politiciens.

Les militaires, quant à eux, sont un groupe écouté par les politiciens. Il se trouve qu’ils opèrent également dans des régions et des situations dans lesquelles les serpents dangereux prospèrent. Glanville pense que, une fois qu’il aura mis au point son antivenin universel, les organisations militaires pourraient être les premières à l’acheter. Cela pourrait inciter les entreprises pharmaceutiques à fabriquer le produit à grande échelle, à réduire les coûts et, enfin, à le fournir à bas prix aux personnes qui en ont le plus besoin.

Dominic Bliss est un journaliste indépendant établi à Londres. Retrouvez-le sur Twitter.

Cet article a initialement paru sur le site nationalgeographic.co.uk en langue anglaise.

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