Voyage

Grottes de Bornéo : un réseau souterrain aux dimensions hors normes

Plongée dans les cavités souterraines chaudes et humides parmi les plus vastes et les plus mystérieuses de la planète. Mercredi, 6 mars

De Rédaction National Geographic

En 1979, des spéléologues ont découvert un réseau de grottes gigantesques, sous le socle rocheux calcaire du parc national du Gunung Mulu, en Malaisie. Celui-ci offre certains des plus grands trous, des plus larges tunnels et des plus hallucinants gouffres de la Terre. La salle du Sarawak est ainsi  le plus vaste espace clos connu à ce jour. Autre particularité : il y fait chaud — la température pouvant atteindre 26 °C.

L’un des premiers sites souterrains exploré, la grotte du Cerf (Gua Rusa, en Malaisie), présente des dimensions impressionnantes. Avec ses 3 km de superficie, elle fut longtemps considérée comme la plus vaste galerie du monde, jusqu’à ce que les grottes Hang Soon Dong, découvertes au Viêt Nam en 1991, lui volent le titre. Son entrée est si démesurée (environ 150 m de hauteur) que le soleil s’engouffre loin à l’intérieur, en même temps que des courants d’air frais, créant un habitat étrange et merveilleux. Lors de sa découverte, de gigantesques colonies de chauves-souris peuplaient l’espace enfoui et le sol était couvert d’ amas de fientes, de cafards, de crabes, de vers et de toutes sortes de microbes. Les touristes la parcourent aujourd’hui à l’abri des souillures, sur une passerelle en bois, devenue l'attraction la plus prisée du parc.

 

Le parc national de Gunung Mulu recèle également de grottes plus basses, comme le réseau de Credence, dont les formations, creusées par des rivières souterraines, sont assez récentes, remontant à quelques milliers d’années. Elles s’ornent généralement de belles formations calcaires abritant poissons, oiseaux, serpents, crabes blanchâtres, ainsi qu’une myriade d’insectes et d’araignées.

Mais une large partie de ce monde clair-obscur, chaud et humide, où la faune s’épanouit, reste encore à explorer.

Dans le numéro de mars 2019 du magazine National Geographic, un reportage sur des spéléologues britanniques qui tentent de relier deux grottes du parc national du Gunung Mulu.