Ces femelles sont les reines les plus féroces du règne animal

Quel est le point commun entre une orque, un bonobo et une fourmi coupe-feuille ? Tous ces animaux se tournent vers les femelles pour assurer la survie et l'épanouissement de leur espèce.

De Rachel Fobar
Publication 12 févr. 2024, 14:43 CET
Un bonobo se repose sur un tronc d’arbre dans la réserve naturelle de bonobos de Kokolopori, ...

Un bonobo se repose sur un tronc d’arbre dans la réserve naturelle de bonobos de Kokolopori, en République démocratique du Congo. Les bonobos font partie des espèces animales où ce sont les femelles qui sont aux commandes.

PHOTOGRAPHIE DE Christian Ziegler, Nat Geo image collections

Nous avons tous entendu dire que les lions étaient les rois des animaux. Alors qu’en est-il des reines ?

Les hyènes tachetées comptent parmi les reines les plus féroces de la nature. Non seulement elles sont plus grandes et souvent plus agressives que leurs homologues masculins, mais elles dirigent aussi des clans de six à quatre-vingt-dix membres et s’occupent de leurs petits plus longtemps que n’importe quel autre prédateur africain.

Elles ne sont qu'un exemple parmi tant d'autres car le règne animal regorge de sociétés matriarcales. Qu'il s'agisse de l’un des plus grands animaux terrestres, de l'un des plus puissants prédateurs marins, en passant par certains des plus petits insectes du monde, de nombreuses espèces survivent et prospèrent grâce à des meneuses fortes qui enseignent à leur groupe comment survivre, résolvent les conflits et sacrifient même leur corps pour le bien de leur communauté.

 

LES ÉLÉPHANTES DE SAVANE D’AFRIQUE

Chez les éléphants de savane d’Afrique, les plus grandes et les plus vieilles femelles sont les dépositaires de la sagesse au sein de la matriarchie la plus représentative du règne animal. De nombreux éléphants passent toute leur vie aux côtés de leurs mères et de leurs grands-mères. Mais ces matriarches ne sont pas des autocrates : les membres du troupeau peuvent émettre des suggestions et discuter des plans d’action.

Les jeunes femelles acquièrent ces compétences de commandement en veillant sur les éléphanteaux, en répondant aux cris de détresse des petits et en aidant les nouveau-nés à apprendre à se tenir debout, à marcher et à nager.

Une matriarche et sa fille enlacent un mâle. Chez les éléphants de savane, les plus vielles et les plus grandes femelles dirigent le troupeau et transmettent leur sagesse à leurs cadettes.

PHOTOGRAPHIE DE Michael Nichols, Nat Geo Image Collection

 

LES FOURMIS COUPE-FEUILLE

Les colonies de fourmis coupe-feuille peuvent compter jusqu’à huit millions d’individus, lesquels dépendent tous d’une seule et même reine. Celle-ci règne sur ses ouvrières dans des chambres souterraines complexes pouvant mesurer jusqu’à 15 mètres de large et 5 mètres de profondeur.

Une reine fourmi coupe-feuille peut vivre jusqu’à vingt ans et produire jusqu'à 200 millions de descendants. Elle confie alors au reste de la colonie le soin de s'occuper de sa progéniture et de l'élever à sa place.

Les colonies de fourmis coupe-feuille sont dirigées par une seule reine, à l'image de ce spécimen perché sur une feuille. La reine ne dirige pas la colonie à proprement parler, mais est la seule à se reproduire.

PHOTOGRAPHIE DE Vinícius Rodrigues de Souza, Getty

 

LES BONOBOS

Nos plus proches parents, les bonobos, forment des sociétés dirigées par des femelles, qui nouent de solides amitiés et sont largement pacifiques. Elles passent la majeure partie de leur temps à se toiletter, à manger et à socialiser avec les autres membres du groupe.

Toutefois, lorsqu’un mâle harcèle une femelle et menace par conséquent l’harmonie de la communauté, les femelles peuvent s’unir pour attaquer l’agresseur.

L’un des jeux préférés des parents bonobos consiste à faire tenir leurs petits en équilibre sur leurs pieds et leurs mains, parfois en leur faisant quelques chatouilles. Leurs sociétés sont dirigées par des femelles, qui privilégient l’établissement de relations solides.

PHOTOGRAPHIE DE Christian Ziegler, Nat Geo Image Collection

 

LES ORQUES

Dans les groupes d’orques, c’est la grand-mère qui décide, notamment car sa présence favorise la survie des juvéniles. La mort d’une grand-mère a « un impact considérable sur sa famille », explique l’écologiste évolutionniste Dan Franks. Des recherches ont effectivement montré qu'au cours des deux années suivant la mort d'une grand-mère orque, le risque de décès des jeunes orques augmentait considérablement.

Les orques femelles survivent à leurs années de reproduction, ce qui en fait l’une des rares espèces connues à faire l'expérience de la ménopause. En effet, bien que les femelles orques cessent de se reproduire vers l’âge de 40 ans, elle peuvent vivre jusqu’à 90 ans, quand leurs homologues masculins ne vivent eux qu'une cinquantaine d'années.

Une famille d’orques se nourrit de harengs. Les scientifiques en savent désormais plus sur le rôle essentiel que jouent les femelles orques (en particulier les grands-mères) au sein de leur famille pour assurer la sécurité des jeunes veaux.

PHOTOGRAPHIE DE Brian Skerry

Cet article a initialement paru sur le site nationalgeographic.com en langue anglaise.

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