Quand les objets du quotidien lèvent le voile sur la Rome antique
Sandales, masques et autres artefacts archéologiques nous offrent une fenêtre intime sur le quotidien des citoyens durant l'ascension, l'apogée et la chute de l'Empire romain.

La gravure de ce scarabée datant du 2e ou 3e siècle avant notre ère représente une scène de la mythologie classique : Prométhée, créateur de l'humanité, attachant un bras sur un squelette. D'après la légende, Prométhée aurait façonné l'homme à partir d'argile et aurait défié les Dieux en volant le feu pour l'offrir à l'humanité.
La gravure de ce scarabée datant du 2e ou 3e siècle avant notre ère représente une scène de la mythologie classique : Prométhée, créateur de l'humanité, attachant un bras sur un squelette. D'après la légende, Prométhée aurait façonné l'homme à partir d'argile et aurait défié les Dieux en volant le feu pour l'offrir à l'humanité.
Les citoyens de la Rome antique ont laissé derrière eux de formidables ruines témoignant de leurs talents dans les domaines de l'ingénierie et de l'architecture, dont le Colisée est l'illustration parfaite. Outre ces œuvres colossales, les archéologues ont également découvert de petits objets du quotidien qui en disent long sur la vie menée par les Romains il y a plus de 2 700 ans, de la manière dont ils vénéraient leurs Dieux à la façon dont ils dépensaient leur argent, sans oublier leurs banquets légendaires. Gravures de scarabées, sandales de soldats en cuir ou bols finement décorés, explorez la Rome antique à travers une sélection de ces trouvailles fascinantes.
(À lire : Le mur d’Hadrien, frontière de l’Empire romain, fête ses 1 900 ans.)
ROME, SES DIEUX ET SES DÉESSES
Les Romains étaient majoritairement polythéistes et la plupart de leurs divinités étaient inspirées de la mythologie grecque. Pour les citoyens de Rome, la vie quotidienne était façonnée par ce panthéon qui comptait plus de 60 divinités et une multitude de demi-dieux. La triade capitoline rassemblait les trois principaux êtres divins : Jupiter, dieu de la terre et du ciel qui supervisait tous les aspects de la vie ; Junon, reine parmi les Dieux et plus particulièrement associée à la vie des femmes ; et Minerve, déesse de la sagesse. À mesure que l'Empire gagnait en puissance et en territoire, les Romains ajoutaient des Dieux et des déesses issus de diverses cultures, comme Isis d'Égypte ou Mithras de Perse.
Les archéologues ont découvert d'innombrables artefacts à l'effigie des divinités romaines qui ont permis de mettre en lumière ce monde céleste.

Neptune, dieu des Mers, une divinité capitale pour un empire encerclant la Méditerranée, est ici représenté sur le point de pourfendre un monstre marin sur une statue de marbre.
Neptune, dieu des Mers, une divinité capitale pour un empire encerclant la Méditerranée, est ici représenté sur le point de pourfendre un monstre marin sur une statue de marbre.

Cette amulette chypriote a été façonnée à partir de feuilles d'or martelées. Elle remonte au 1er ou 2e siècle et représente une figure masculine nue les mains serrées autour de sa propre nuque, qui pourrait être Phtonos (la Jalousie). Le pendentif creux a été rempli de calcite et son extrémité basse est scellée par un bouchon métallique.
Cette amulette chypriote a été façonnée à partir de feuilles d'or martelées. Elle remonte au 1er ou 2e siècle et représente une figure masculine nue les mains serrées autour de sa propre nuque, qui pourrait être Phtonos (la Jalousie). Le pendentif creux a été rempli de calcite et son extrémité basse est scellée par un bouchon métallique.

Trouvée dans un temple découvert en 1743, cette plaque en argent datant du 3e siècle avant notre ère porte une inscription votive à Mars Toutatis par Tiberius Claudius Primus. Le mélange de divinités celtes et latines était fréquent en Grand-Bretagne à l'époque romaine. L'œuvre représente Vulcain, dieu romain du feu, avec son marteau et sa tenaille de forgeron.
Trouvée dans un temple découvert en 1743, cette plaque en argent datant du 3e siècle avant notre ère porte une inscription votive à Mars Toutatis par Tiberius Claudius Primus. Le mélange de divinités celtes et latines était fréquent en Grand-Bretagne à l'époque romaine. L'œuvre représente Vulcain, dieu romain du feu, avec son marteau et sa tenaille de forgeron.

Mis au jour à Gaziantep, en Turquie, ce masque en bronze étamé aurait été façonné vers l'an 100. Utilisé pour des parades ou des rituels religieux, le casque original possédait probablement une calotte crânienne assortie protégeant l'arrière du cou.
Mis au jour à Gaziantep, en Turquie, ce masque en bronze étamé aurait été façonné vers l'an 100. Utilisé pour des parades ou des rituels religieux, le casque original possédait probablement une calotte crânienne assortie protégeant l'arrière du cou.
ROME, SES ARTISTES ET SES ARTISANS
Les artistes romains sont reconnus pour leurs imposantes sculptures en marbre, nécessitant un talent et une expertise hors du commun. L'une des œuvres les plus célèbres est la colonne Trajane de Rome qui arbore une frise en spirale. Cette imposante frise commémore les batailles de la Dacie après la conquête de ce territoire, qui coïncide avec l'actuelle Roumanie, au cours des campagnes menées par l'empereur Trajan entre 101 et 106 de notre ère. Cependant, les artisans romains maîtrisaient également la création d'objets du quotidien raffinés à travers lesquels ils pouvaient démontrer tout leur talent, comme les bijoux ou les instruments de musique.
La plupart des artisans romains vivaient à Rome dans les quartiers réservés à la classe ouvrière, le long de la partie sud du Tibre. De nos jours, il émane encore du Trastevere le parfum d'un quartier dédié à l'artisanat, où les souffleurs de verre, les cordonniers et les sculpteurs de marbre exerçaient autrefois leur métier.
Les Romains étaient particulièrement doués avec l'or, l'argent et le travail d'autres métaux, notamment grâce à l'influence de leurs prédécesseurs grecs et étrusques. Au fil des siècles, le savoir se transmettait de père en fils, ou de maître à élève.
Les archéologues ont découvert de nombreux objets d'artisanat qui nous offrent un aperçu de la vie quotidienne dans l'Empire romain.
(À lire : Les combats de gladiateurs, des spectacles sanglants et mis en scène.)

Cette bague en or en forme de serpent ornait le doigt d'un noble égyptien au 1er siècle avant notre ère vers la fin de la dynastie ptolémaïque, une ère prospère et cosmopolite. Leurs bijoux se composaient d'un savant mélange de métaux précieux et de verre, de turquoise, grenat et autres pierres précieuses.
Cette bague en or en forme de serpent ornait le doigt d'un noble égyptien au 1er siècle avant notre ère vers la fin de la dynastie ptolémaïque, une ère prospère et cosmopolite. Leurs bijoux se composaient d'un savant mélange de métaux précieux et de verre, de turquoise, grenat et autres pierres précieuses.

Cette épingle à cheveux taillée dans un os représente une figure féminine dotée d'une coiffure élaborée qui aurait tout à fait sa place dans l'Amérique des années 1950. En réalité, ces beautés à chignon nous viennent du Bethléem de l'époque romaine, où les ornatrix, les esclaves chargées d'apprêter leurs maîtresses, coiffaient leurs cheveux à l'aide de peignes, de pommade et d'épingles.
Cette épingle à cheveux taillée dans un os représente une figure féminine dotée d'une coiffure élaborée qui aurait tout à fait sa place dans l'Amérique des années 1950. En réalité, ces beautés à chignon nous viennent du Bethléem de l'époque romaine, où les ornatrix, les esclaves chargées d'apprêter leurs maîtresses, coiffaient leurs cheveux à l'aide de peignes, de pommade et d'épingles.

Ces broches dragonesques venaient agrémenter le style vestimentaire des Romains vivant sur les îles britanniques au 1er et 2e siècle. Elles étaient probablement reliées par une chaîne et attachées aux épaules d'une cape pour lutter contre les températures hivernales. Ces broches en cuivre sont dotées d'une épingle robuste et incrustées d'émail aux couleurs vives.
Ces broches dragonesques venaient agrémenter le style vestimentaire des Romains vivant sur les îles britanniques au 1er et 2e siècle. Elles étaient probablement reliées par une chaîne et attachées aux épaules d'une cape pour lutter contre les températures hivernales. Ces broches en cuivre sont dotées d'une épingle robuste et incrustées d'émail aux couleurs vives.

Fabriquée à Pompéi au 1er siècle, cette trompette en conque chargée d'histoire était autrefois utilisée comme signal. Peut-être a-t-elle servi à donner l'alerte ce jour de l'an 79 où la ville fut engloutie sous la lave et les cendres… Selon la légende, Triton, fils de Neptune, naviguait les océans à bord d'un char tiré par des hippocampes en soufflant dans une conque pour contrôler les vagues.
Fabriquée à Pompéi au 1er siècle, cette trompette en conque chargée d'histoire était autrefois utilisée comme signal. Peut-être a-t-elle servi à donner l'alerte ce jour de l'an 79 où la ville fut engloutie sous la lave et les cendres… Selon la légende, Triton, fils de Neptune, naviguait les océans à bord d'un char tiré par des hippocampes en soufflant dans une conque pour contrôler les vagues.
ROME ET SON ARMÉE
L'un des secrets de la construction de l'Empire romain réside dans la puissance de son armée, une force nécessaire pour conquérir de nouveaux territoires tout en assurant paix et prospérité. Selon la tradition, seuls les propriétaires pouvaient servir dans l'armée. Cependant, avec la diminution du nombre de propriétaires et l'augmentation du nombre de mercenaires employés par l'armée dans ses unités auxiliaires, le pouvoir impérial décida de créer une armée professionnelle avec la citoyenneté romaine pour seul critère de recrutement. Bien décidés à réclamer leur part du butin des conquêtes, les citoyens les plus pauvres n'ont pas hésité à rejoindre les rangs.
L'armée romaine favorisait également l'assimilation culturelle. En servant dans l'armée, les résidents des territoires conquis pouvaient devenir des citoyens romains, avec tout ce que cela implique de privilèges, notamment le droit à la propriété, au mariage, le droit de vote et même celui d'occuper un poste au sein du gouvernement. Néanmoins, avant de prétendre au statut de citoyen, un soldat devait au préalable servir vingt-cinq ans dans l'armée.
De nombreux artefacts mis au jour par les archéologues nous donnent une idée de la vie des soldats sous l'Empire romain.
(À lire : Comment les guerres et les trahisons ont fait passer Rome de la république à l'empire.)

Ce mors de l'époque romaine se distingue par la finesse de l'ajourage. Il a été fabriqué en alliage de fer et de cuivre dans la région d'Aquitaine, en France, au 4e ou 5e siècle. La scène représentée est un curieux affrontement circulaire impliquant deux hommes, un chien et un oiseau ; le mors est également doté d'une encoche rectangulaire pour les rênes.
Ce mors de l'époque romaine se distingue par la finesse de l'ajourage. Il a été fabriqué en alliage de fer et de cuivre dans la région d'Aquitaine, en France, au 4e ou 5e siècle. La scène représentée est un curieux affrontement circulaire impliquant deux hommes, un chien et un oiseau ; le mors est également doté d'une encoche rectangulaire pour les rênes.

Découverts à Mayence, cette arme en fer et son fourreau en bronze doré ont probablement été fabriqués pour commémorer une campagne militaire sanglante en Allemagne. Sur le fourreau, on distingue l'empereur Auguste à demi nu, en pose de Jupiter, entouré de Victoire et Mars vengeur dans une audience avec Tibère, en tenue militaire.
Découverts à Mayence, cette arme en fer et son fourreau en bronze doré ont probablement été fabriqués pour commémorer une campagne militaire sanglante en Allemagne. Sur le fourreau, on distingue l'empereur Auguste à demi nu, en pose de Jupiter, entouré de Victoire et Mars vengeur dans une audience avec Tibère, en tenue militaire.

Datant du 1er siècle avant notre ère, cette sandale gallo-romaine en cuir était probablement le soulier standard fourni aux soldats romains à travers l'empire méditerranéen. Les sandales étaient produites à grande échelle par les artisans. Le tannage végétal empêchait le cuir de se décomposer et les semelles cloutées garantissaient des sandales robustes.
Datant du 1er siècle avant notre ère, cette sandale gallo-romaine en cuir était probablement le soulier standard fourni aux soldats romains à travers l'empire méditerranéen. Les sandales étaient produites à grande échelle par les artisans. Le tannage végétal empêchait le cuir de se décomposer et les semelles cloutées garantissaient des sandales robustes.

Ce casque de soldat romain a été mis au jour dans la région des monts de Judée ; il est aujourd'hui exposé au musée d'Israël à Jérusalem. Il a été fabriqué en fer et en bronze au 2e siècle, durant le règne de l'empereur Trajan (98 - 117) ; cette période de paix à Rome fut marquée par des révoltes juives en Égypte et en Palestine.
Ce casque de soldat romain a été mis au jour dans la région des monts de Judée ; il est aujourd'hui exposé au musée d'Israël à Jérusalem. Il a été fabriqué en fer et en bronze au 2e siècle, durant le règne de l'empereur Trajan (98 - 117) ; cette période de paix à Rome fut marquée par des révoltes juives en Égypte et en Palestine.
ROME ET SA MONNAIE
Les Romains n'ont pas inventé l'utilisation de la monnaie, les Grecs s'en servaient déjà depuis des siècles, mais ils en ont fait un art. Au départ, les pièces étaient frappées sur du bronze, puis avec l'expansion de l'Empire, l'argent et l'or amassés lors des campagnes militaires sont devenus la base du système monétaire. Les dénominations et les valeurs ont évolué au fil des siècles, avec certaines exceptions comme le sesterce et le denier qui figurent parmi les pièces les plus célèbres de l'histoire.
(À lire : À Pompéi, de nouveaux indices ensevelis sous les cendres.)
Malheureusement, c'est également la monnaie qui a causé la perte de Rome. Au 2e siècle, les Romains ont vécu une série de désastres économiques, parmi lesquels la peste antonine de l'an 165, la hausse des dépenses militaires pour protéger la frontière septentrionale de l'envahisseur germain, ou encore les guerres civiles et l'agitation sociale. À l'heure où le pouvoir impérial frappe plusieurs millions de pièces pour couvrir les dépenses, Septime Sévère (193 - 211) décide de réduire la quantité d'argent composant chaque denier, une décision qui ébranlera la confiance publique envers la monnaie romaine et alimentera l'inflation. La situation aboutira à la crise du 3e siècle (235 - 284), cinquante années durant lesquelles vont se succéder plus de vingt empereurs. L'inflation aura raison des richesses de 99 % de la société, déclenchant de multiples émeutes et guerres civiles. La solution de l'empereur Dioclétien sera de diviser cet empire aux abois, et l'Empire romain ne sera plus jamais le même.
Les archéologues ont mis au jour une multitude de pièces différentes retraçant l'ascension et la chute de l'Empire.
(À lire : La mort de César, un meurtre fondateur.)

Cet aureus en or date de l'époque impériale et a été frappé à Rome au 1er siècle. Son relief représente un paon, l'oiseau impérial.
Cet aureus en or date de l'époque impériale et a été frappé à Rome au 1er siècle. Son relief représente un paon, l'oiseau impérial.

Ce denier serratus en argent date de la République romaine et a été frappé en 106 avant notre ère. Le rebord dentelé vise à prouver qu'il n'est pas contrefait, un problème récurrent avec la monnaie romaine.
Ce denier serratus en argent date de la République romaine et a été frappé en 106 avant notre ère. Le rebord dentelé vise à prouver qu'il n'est pas contrefait, un problème récurrent avec la monnaie romaine.

Ce denier arborant un éléphant a été produit en Afrique du Nord dans un lieu inconnu vers 47-46 avant notre ère. Le denier est resté la pièce romaine en argent de référence pendant 400 ans. Un denier valait dix as, la pièce en cuivre. En latin, « denarius » dérive de « deni » signifiant « qui contient dix unités ».
Ce denier arborant un éléphant a été produit en Afrique du Nord dans un lieu inconnu vers 47-46 avant notre ère. Le denier est resté la pièce romaine en argent de référence pendant 400 ans. Un denier valait dix as, la pièce en cuivre. En latin, « denarius » dérive de « deni » signifiant « qui contient dix unités ».

Ce denier en argent a été frappé en Espagne vers 46 - 45 avant notre ère et représente un buste de Vénus portant un diadème, avec Cupidon sur son épaule.
Ce denier en argent a été frappé en Espagne vers 46 - 45 avant notre ère et représente un buste de Vénus portant un diadème, avec Cupidon sur son épaule.

Cet as est une pièce en cuivre, frappée en Espagne et en Sicile à partir 45 avant notre ère ; celle-ci représente le dieu à deux visages Janus avec des traits rappelant Pompée le Grand.
Cet as est une pièce en cuivre, frappée en Espagne et en Sicile à partir 45 avant notre ère ; celle-ci représente le dieu à deux visages Janus avec des traits rappelant Pompée le Grand.

Ce solidus romain (« solide » en latin) a été frappé à Trèves en Allemagne vers 310 - 313. Il représente le buste de Constantine qui a fait de cette pièce d'or la devise standard de l'empire, venant remplacer l'aureus et le denier. Le solidus est resté la devise de référence pour le commerce international de l'Europe à l'Asie en passant par l'Afrique du Nord pendant près de 700 ans, l'équivalent du dollar pour le Moyen Âge.
Ce solidus romain (« solide » en latin) a été frappé à Trèves en Allemagne vers 310 - 313. Il représente le buste de Constantine qui a fait de cette pièce d'or la devise standard de l'empire, venant remplacer l'aureus et le denier. Le solidus est resté la devise de référence pour le commerce international de l'Europe à l'Asie en passant par l'Afrique du Nord pendant près de 700 ans, l'équivalent du dollar pour le Moyen Âge.
ROME ET SA GASTRONOMIE
En véritables gastronomes, les Romains savaient exploiter l'ensemble des ingrédients disponibles sur leur territoire pour confectionner des plats raffinés. L'assaisonnement, le vin, le pain et les pâtisseries n'avaient plus aucun secret pour eux. Parmi leurs ingrédients de prédilection figuraient les pois chiches, le poulet ou les oursins qu'ils rehaussaient de miel, de cumin, de sel ou de poivre. Le mets le plus prisé d'entre tous n'était autre que le garum, une sauce à base de poisson fermenté qui agrémentait aussi bien le gruau que les desserts.
Et comment ne pas évoquer les célèbres banquets auxquels l'élite romaine s'adonnait durant des heures ? À table, les huîtres, le homard, le lapin, le sanglier et une avalanche de mets luxueux côtoyaient des spécialités truculentes tels que le ragoût de langue de perroquet ou le loir farci. Hédonistes parmi les hédonistes, les Romains les plus fortunés se délectaient de ces plats allongés sur des chaises longues afin de réduire la sensation de ballonnement. Ils mangeaient jusqu'à s'en faire vomir pour mieux manger encore.
Grâce aux découvertes des archéologues, nous pouvons encore goûter à l'art de la table romaine près de deux mille ans plus tard.

Une course de chars fait rage autour de ce verre pressé-soufflé mis au jour à Colchester, bastion de la Bretagne romaine. L'inscription du bandeau supérieur indique que l'aurige Crescens a battu Ierax, Olympus et Antiloque. En 2004, les vestiges d'un cirque romain, le nom donné aux lieux où se déroulaient ces courses, ont été découverts sous Colchester.
Une course de chars fait rage autour de ce verre pressé-soufflé mis au jour à Colchester, bastion de la Bretagne romaine. L'inscription du bandeau supérieur indique que l'aurige Crescens a battu Ierax, Olympus et Antiloque. En 2004, les vestiges d'un cirque romain, le nom donné aux lieux où se déroulaient ces courses, ont été découverts sous Colchester.

Ce récipient de bronze en forme de coquillage a été découvert à Torre Annunziata, une ville située sur la baie de Naples au pied du Vésuve. Il date du 1er siècle, avant la catastrophe de l'an 79, lorsque l'éruption du Vésuve a enseveli les cités romaines de Pompéi, Herculanum, Oplontis et Stabies.
Ce récipient de bronze en forme de coquillage a été découvert à Torre Annunziata, une ville située sur la baie de Naples au pied du Vésuve. Il date du 1er siècle, avant la catastrophe de l'an 79, lorsque l'éruption du Vésuve a enseveli les cités romaines de Pompéi, Herculanum, Oplontis et Stabies.

Découvert à Coptos en Égypte, ce somptueux bol en argile rose a été façonné pendant l'époque impériale. Le bol se distingue par ses reliefs de perles et de fleur. Ces objets d'art issus des provinces romaines étaient très recherchés à l'époque.
Découvert à Coptos en Égypte, ce somptueux bol en argile rose a été façonné pendant l'époque impériale. Le bol se distingue par ses reliefs de perles et de fleur. Ces objets d'art issus des provinces romaines étaient très recherchés à l'époque.

Avec ses motifs floraux et ses anses « flottantes », cette bouteille à col fin a tout du vase moderne… mais en bien plus petit : elle ne mesure que 10 cm de hauteur ! Datant du 1er siècle, elle a été façonnée grâce à la technique du verre pressé-soufflé, ce qui implique que des bouteilles assorties pouvaient être produites à grande échelle en utilisant le même moule.
Avec ses motifs floraux et ses anses « flottantes », cette bouteille à col fin a tout du vase moderne… mais en bien plus petit : elle ne mesure que 10 cm de hauteur ! Datant du 1er siècle, elle a été façonnée grâce à la technique du verre pressé-soufflé, ce qui implique que des bouteilles assorties pouvaient être produites à grande échelle en utilisant le même moule.
Des extraits de cet article apparaissent dans l'Atlas du monde romain. Copyright © 2020 National Geographic Partners, LLC.
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