Éthiopie : Morgan Freeman visite un village du peuple Dassanetchs, en conflit avec ses voisins
En conflit ouvert avec le peuple Nyagatom, les Dassanetchs font appel à leurs guerriers pour se livrer à de violents affrontements. Depuis quelques mois, certains Dassanetchs organisent des cérémonies de paix pour rapprocher les deux peuples.


Desnest Gebreabzgi, dix ans, a été blessée alors qu’elle jouait en compagnie d’autres enfants avec des restes explosifs de guerre dans son village de Denbela.
Desnest Gebreabzgi, dix ans, a été blessée alors qu’elle jouait en compagnie d’autres enfants avec des restes explosifs de guerre dans son village de Denbela.

Abeba Girmay (au milieu) et Fetlework Amaha (à gauche), assises sur la tombe de leurs proches à l’église Abune Aregawi, à Abiy Addi, dans l’ouest du Tigré. Un des cousins de Fetlework est inhumé là, ainsi que quatre des neveux d’Abeba. Les frères ont été enterrés là après avoir été exécutés alors qu’ils labouraient leurs champs au mois de février. « Je pensais que les garçons se cachaient quelque part, confie Abeba. Quand je suis arrivée, et que j’ai vu qu’ils étaient morts, j’étais anéantie. » Les deux femmes sont réconfortées par des nonnes qui les ont entendues pleurer.
Abeba Girmay (au milieu) et Fetlework Amaha (à gauche), assises sur la tombe de leurs proches à l’église Abune Aregawi, à Abiy Addi, dans l’ouest du Tigré. Un des cousins de Fetlework est inhumé là, ainsi que quatre des neveux d’Abeba. Les frères ont été enterrés là après avoir été exécutés alors qu’ils labouraient leurs champs au mois de février. « Je pensais que les garçons se cachaient quelque part, confie Abeba. Quand je suis arrivée, et que j’ai vu qu’ils étaient morts, j’étais anéantie. » Les deux femmes sont réconfortées par des nonnes qui les ont entendues pleurer.

Des chrétiennes orthodoxes se rassemblent pour prier à l’église Saint Selassie de Mekele, la capitale du Tigré, état semi-autonome du nord de l’Éthiopie. « Nous faisons le deuil de tout ce qui se passe autour de nous, explique Tigist Yohannes, et nous sommes ici pour prier et méditer sur la tristesse insondable qui s’est emparé de nos vies. »
Des chrétiennes orthodoxes se rassemblent pour prier à l’église Saint Selassie de Mekele, la capitale du Tigré, état semi-autonome du nord de l’Éthiopie. « Nous faisons le deuil de tout ce qui se passe autour de nous, explique Tigist Yohannes, et nous sommes ici pour prier et méditer sur la tristesse insondable qui s’est emparé de nos vies. »

Kiros Tadros laboure son champ, dans le village d’Adi Kolakul. Les soldats érythréens ont essayé de l’en empêcher mais s’il ne le fait pas, ses sept enfants n’auront rien à manger.
Kiros Tadros laboure son champ, dans le village d’Adi Kolakul. Les soldats érythréens ont essayé de l’en empêcher mais s’il ne le fait pas, ses sept enfants n’auront rien à manger.

À Agulae, sur la route qui va vers le Nord, des femmes font la queue derrière des barbelés en attendant qu’on les appelle pour récupérer de la nourriture. « Nous n’avons pas de nourriture, nous n’avons pas de médicaments, tout ce qu’on possédait a été pillé », affirme Salam Abrha (au milieu). « Tous les jours des gens meurent ici. »
À Agulae, sur la route qui va vers le Nord, des femmes font la queue derrière des barbelés en attendant qu’on les appelle pour récupérer de la nourriture. « Nous n’avons pas de nourriture, nous n’avons pas de médicaments, tout ce qu’on possédait a été pillé », affirme Salam Abrha (au milieu). « Tous les jours des gens meurent ici. »

À l’hôpital Ayder, Letebrhan Desaley tient son bébé qui souffre de malnutrition dans les bras pendant qu’il reçoit de l’oxygène. « Il n’y avait pas de nourriture, donc on ne pouvait pas nourrir le bébé, explique-t-elle. Mes seins n’avaient pas de lait. » Cela fait six semaines qu’ils sont à l’hôpital, mais l’état de son bébé, qui en plus d’une sévère malnutrition souffre d’épilepsie et de méningite, ne s’est pas amélioré.
À l’hôpital Ayder, Letebrhan Desaley tient son bébé qui souffre de malnutrition dans les bras pendant qu’il reçoit de l’oxygène. « Il n’y avait pas de nourriture, donc on ne pouvait pas nourrir le bébé, explique-t-elle. Mes seins n’avaient pas de lait. » Cela fait six semaines qu’ils sont à l’hôpital, mais l’état de son bébé, qui en plus d’une sévère malnutrition souffre d’épilepsie et de méningite, ne s’est pas amélioré.

Mulu Werede fait partie des Tigréens de Humera, en exil à l’intérieur de leur propre région et vivant dans une école d’Abiy Addi après avoir fui les violences perpétrées dans leurs villages au début du conflit.
Mulu Werede fait partie des Tigréens de Humera, en exil à l’intérieur de leur propre région et vivant dans une école d’Abiy Addi après avoir fui les violences perpétrées dans leurs villages au début du conflit.

Genet Asmelash maintient Kesanet, sa fille de 13 ans, pendant qu’une infirmière s’occupe des brûlures causée par un tir d’artillerie qui s’est abattu sur leur maison. L’unité de soins pédiatriques de l’hôpital Ayder de Mekele est remplie d’enfants blessés et mutilés dans leur maison même, dans leur village ou bien au cours de leur exil.
Genet Asmelash maintient Kesanet, sa fille de 13 ans, pendant qu’une infirmière s’occupe des brûlures causée par un tir d’artillerie qui s’est abattu sur leur maison. L’unité de soins pédiatriques de l’hôpital Ayder de Mekele est remplie d’enfants blessés et mutilés dans leur maison même, dans leur village ou bien au cours de leur exil.

Des matelas donnés par des habitants de Mekele sont distribués aux populations tigréennes qui viennent de fuir et qui vivent dans l’école élémentaire de Maiweini.
Des matelas donnés par des habitants de Mekele sont distribués aux populations tigréennes qui viennent de fuir et qui vivent dans l’école élémentaire de Maiweini.

De la nourriture est stockée dans cet entrepôt d’Agulae. Les militaires ont interdit aux camions transportant de la nourriture de voyager vers le nord, selon un humanitaire de la région.
De la nourriture est stockée dans cet entrepôt d’Agulae. Les militaires ont interdit aux camions transportant de la nourriture de voyager vers le nord, selon un humanitaire de la région.

Les soldats tigréens traversent le village d’Adi Chilo, dans l’ouest du Tigré, et gèrent des postes de contrôle. Des civils habitant le coin affirment que le village a été le théâtre de combats en février. Selon des villageois, après une défaite contre le Front de libération du peuple du Tigré (TPLF), les soldats éthiopiens et érythréens sont revenus pour exécuter la plupart des hommes du village, faisant des dizaines de morts. Ils sont beaucoup à demeurer enterrés dans des caveaux peu profonds près de leur maison, bien que certains aient été déplacé dans l’aître de l’église.
Les soldats tigréens traversent le village d’Adi Chilo, dans l’ouest du Tigré, et gèrent des postes de contrôle. Des civils habitant le coin affirment que le village a été le théâtre de combats en février. Selon des villageois, après une défaite contre le Front de libération du peuple du Tigré (TPLF), les soldats éthiopiens et érythréens sont revenus pour exécuter la plupart des hommes du village, faisant des dizaines de morts. Ils sont beaucoup à demeurer enterrés dans des caveaux peu profonds près de leur maison, bien que certains aient été déplacé dans l’aître de l’église.

Des enfants du Tigré mangent des macaronis au fond d’une marmite à l’école Maiweini, où sont préparés des repas en quantités industrielles pour les réfugiés qui y vivent.
Des enfants du Tigré mangent des macaronis au fond d’une marmite à l’école Maiweini, où sont préparés des repas en quantités industrielles pour les réfugiés qui y vivent.

Selon des villageois, quinze personnes sont enterrées dans ce cimetière situé dans le village d’Adi Chilo, sur la route qui file à l’ouest d’Abiy Addi.
Selon des villageois, quinze personnes sont enterrées dans ce cimetière situé dans le village d’Adi Chilo, sur la route qui file à l’ouest d’Abiy Addi.

Des Éthiopiens déplacés à l’intérieur de leurs terres vivent dans des conditions de fortune à l’école élémentaire Maiweini, à Mekele. La plupart viennent du sud et de l’ouest du Tigré.
Des Éthiopiens déplacés à l’intérieur de leurs terres vivent dans des conditions de fortune à l’école élémentaire Maiweini, à Mekele. La plupart viennent du sud et de l’ouest du Tigré.

Tsigabu Nega se tient à l’endroit où son mari a été exécuté, près de leur maison. « Je n’ai pas entendu les coups de feu, dit-elle, car mes enfants étaient en train de pleurer et de crier beaucoup. »
Tsigabu Nega se tient à l’endroit où son mari a été exécuté, près de leur maison. « Je n’ai pas entendu les coups de feu, dit-elle, car mes enfants étaient en train de pleurer et de crier beaucoup. »










